‹ Le fétiche [microforme]Chapitre 15 sur 39 · GAETANE.—EDGAR.—PUIS LUCIENNE · texte numérisé non relu

GAETANE.—EDGAR.—PUIS LUCIENNE

EDGAR :— Pardon, cousine.

Sn UT Er

GAETANE :—

Que voulez-vous, cousin ?

EDGAR

Un

La brise est fine,

Le soir serein,

Charmeur votre sourire ; J'ai deux mots à vous dire :

C'est un secret qui veut Devenir un aveu.

GAETANE :—

secret ? Je suis lasse,

(Elle veut entrer, Edgar la retient.)

EDGAR :— Un

instant, restez de grâce.

(11 la ramène à l'avant scène.)

EDGAR

Vous rappelez-vous le soir, Où vous m'êtes apparue ?

Vous étiez de noir vêtue,

Pâle et blonde, et je crus voir L'aurore dorant la plaine.

J'eus de vous un seul baiser, Et son souffle m'a grisé ;

Du printemps c'était l’haleine.

Tu fis le jour en ma nuit,

Quand tu parus, blonde et pâle, Tu fis le printemps d'opale

in l'hiver de mon ennui.

Fée, achève ton poème :

Transforme en perles mes pleurs ; De mes rêves, fais des fleurs ; De mon coeur, un ciel: Je t'aime.

Dieu ! Edgar, que dites-vous ?

Mon amour est un vin doux Qui me tourne un peu la tête

(T1 veut la saisir, elle se dégage.)

GAETANE :

A vous aimer je suis prête ;

Mais pas plus.

Comme un ami!

GAETANE :— Et pas plus!

EDGAR :— Ah ! Gaétane !

GAETANE :—(légère.)

La fleur se fane L'amour aussi.

L'amitié plane, Toujours ainsi.

EDGAR

Ah ! l'amitié trop douce, Pour mon violent amour !

Non, non, tu me repousse ; C'est folie! ou bien tour

De coquette

Pour opérer

Sa conquête

Et l'assurer !

GAETANE :—

Si coquette est la cousine.

Ah! Ah! Ah!

Ce n’est pas pour son cousin.

Ce n’est pas pour le cousin Ah! Ah! Ah!

Qu'est coquette sa cousine !

EDGAR

Vous riez, Pourquoi ?

Vous riez, je voi:

Vous aimer peut-être

Un de ces colons, un rêtre.

GAETANE :— Et qui ? Laissez-moi passer !

EDGAR

Non ! Puisque je fus blessé Par vous si belle et si fière, Que je vous conquière

Ou que je meure !....et j'exige.....

GAETANE :— Î

Laissez-moi passer, vous dis-je.

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