GAETANE.—EDGAR.—PUIS LUCIENNE
EDGAR :— Pardon, cousine.
Sn UT Er
GAETANE :—
Que voulez-vous, cousin ?
EDGAR
Un
La brise est fine,
Le soir serein,
Charmeur votre sourire ; J'ai deux mots à vous dire :
C'est un secret qui veut Devenir un aveu.
GAETANE :—
secret ? Je suis lasse,
(Elle veut entrer, Edgar la retient.)
EDGAR :— Un
instant, restez de grâce.
(11 la ramène à l'avant scène.)
EDGAR
Vous rappelez-vous le soir, Où vous m'êtes apparue ?
Vous étiez de noir vêtue,
Pâle et blonde, et je crus voir L'aurore dorant la plaine.
J'eus de vous un seul baiser, Et son souffle m'a grisé ;
Du printemps c'était l’haleine.
Tu fis le jour en ma nuit,
Quand tu parus, blonde et pâle, Tu fis le printemps d'opale
in l'hiver de mon ennui.
Fée, achève ton poème :
Transforme en perles mes pleurs ; De mes rêves, fais des fleurs ; De mon coeur, un ciel: Je t'aime.
Dieu ! Edgar, que dites-vous ?
Mon amour est un vin doux Qui me tourne un peu la tête
(T1 veut la saisir, elle se dégage.)
GAETANE :
A vous aimer je suis prête ;
Mais pas plus.
Comme un ami!
GAETANE :— Et pas plus!
EDGAR :— Ah ! Gaétane !
GAETANE :—(légère.)
La fleur se fane L'amour aussi.
L'amitié plane, Toujours ainsi.
EDGAR
Ah ! l'amitié trop douce, Pour mon violent amour !
Non, non, tu me repousse ; C'est folie! ou bien tour
De coquette
Pour opérer
Sa conquête
Et l'assurer !
GAETANE :—
Si coquette est la cousine.
Ah! Ah! Ah!
Ce n’est pas pour son cousin.
Ce n’est pas pour le cousin Ah! Ah! Ah!
Qu'est coquette sa cousine !
EDGAR
Vous riez, Pourquoi ?
Vous riez, je voi:
Vous aimer peut-être
Un de ces colons, un rêtre.
GAETANE :— Et qui ? Laissez-moi passer !
EDGAR
Non ! Puisque je fus blessé Par vous si belle et si fière, Que je vous conquière
Ou que je meure !....et j'exige.....
GAETANE :— Î
Laissez-moi passer, vous dis-je.