SCÈNE'XIV
LES .MÊMES, URSULE. Mise très-jeune; coufounede rose*-, ample criuoline; modes exagérées.
PIERRE, se retournant.
Qu'est-ce que c’est que ça ?
MARIANIC.
Ma tante !
PIERRE, à part.
* Quelle caricature !
JOB, à part.
Les deux font la paire! (il remonte pour, regarder Ursule.)
URSULE, sur le seuil de sa chambre, parlant à la cantonade.
Oui, Mademoiselle, il fallait me faire ballonner... Vous n’y entendez rien ! (a pierre, en s’avançant vers lui.) IN” est-ce pas que j’ai raison?
PIERRE, ébahi.
Quoi?
URSULE
Ma jupe ne üuuiïc pas assez?
LIS- FED A UNE VIEILLE MAISON
PIERRE
Si ! si! elle est assez bouffonne comme ça.
JOB, à part, en descendant à droite*.
Un vrai poussah !
PIERRE, regardant la coiffure d’Ursule.
Et pourquoi diable t’es-tu canichée comme ça?
URSULE, se révoltant.
Canichée ! l'expression ! canichée ! la coiffure à la mode...
PIERRE, s’approchant.
Mais, ce ne sont pas tes cheveux?
URSULE, lui tapant sur la tète.
Et ça? •
PIERRE, vivement contrarié.
- Ça! ça! ça ne se voit pas!
URSULE, montrant sa coiffure.
Ça non plus... les roses cachent tout!
PIERRE
Non, pas ^out! (a part.) malheureusement. (Haut.) Et puis, des roses, c’est trop jeune !
J’ai les goûts jeunes... comme toi ! *
PIERRE
Comme moi... comme moi ! mais nous autres, hommes...
- URSULE
Ah! vous voilà bien. Messieurs!
Air de Madame Favard.
Vous êtes jeunes à tout âge, , ■
Et vos cheveux ont beau blancEir,
Votre miroir a bon visage,
. Vous- ne vous voyez pas vieillir.
De privilèges qu’on honore.
Messieurs, vous n’étes pas contents.
Et vous voulez avoir encore Le privilège du printemps !
(Pierre va s’asseoir sur la chaise de la petite table.