SCÈNE XV
URSULE, avec un cri de joie.
11 consent! j’en étais sûre! et d’avauce, j’avais prépare notre contrat ! (Avec folie.) Oui.... nous le signerons avec le tien.... çt ce soir nous ouvrirons le bal ensemble ! (a Victor.) Ami, vous savez la polka ? vous allez me l’apprendre...
VICTOR, bas à Ursule.
Mais, mademoiselle Marianic va croire...
URSULE, bas.
Tant mieux... (Victor va poser sou chapeau au fond.)
PIERRE, assis.
Tu veux polker !!
URSULE
Tu mazourkes bien ! quand je dis bien... (a Marianic.) Allons, petite, fais-nous l’orchestre.
' MARIANIC, furieuse.
Par exemple !
URSULE, la poussant au piano.
Vite au piano !... (A Pierre.) Et toi, regarde nous. (Avec intention.) Tu prendras une leçon ! (Elle se place au milieu avec Victor pour polker.)
JOB, à part, avec fureur.
Une leçon ! (se ravisant.) Ah ! je comprends... ce n’est pas une leçon de danse !
PIERRE, à part, pendant que Marianic joue une polka avec colère et qu’Ursule et Victor polkent.
J’ai peut-être le cauchemar. (Hausse levant.) Ursule! Ursule! écoute donc.
URSUJLB, polkant.
Je suis lancée ! (a Marianic.) Plus vite. (Matiauie double le mouvement.)
PIERRE, criant.
Mais, Ursule... ce contrat.
URSULE, polkant sur place, au milieu *.
Sois donc tranquille, partage égal entre nous...
PIERRE, se récriant.
Partage égal ! (Ursule se remet* kpolker.)
JOB, en passant vers la gauche, pendant que Pierre court après Ursule.
Monsieur, elle ne mord pas au couvent celle-là !.. Et comme elle polke, Monsieur !
Elle n'y entend rien ! tiens... (11 polke.)
URSULE, polkant toujours.
Je suis une plume! j’ai quinze ans! (a Mariante.) Plus vite !
(Marianic joue à tour de bras.)
* Pierre, Ursule, Victor, Marianic, au piano, Job;
LE t’EU A UNE VIEILLE MAISON.
* PIERRRj étourdi et frappant du pied.
Mais, arrêtez-vous donc, sacrebleu !! ('La polka s’arrête, Mariauic
descend à droite de la petite ta le. Job va près d’elle et lui explique la conduite et U pensée d'I rsuie.) Parlait) égjll !! (Uepreiiaut Ursule à part*.)
Je pensais, moi, qu’avec tes goûts si simples.,,
URSULE
Oui... mais l’ami veut m’entourer de luxe ! •
PIERRE
L’ami. j. l’ami... il te prend donc pour ta fortune ?
URSULE
Est-ce que l’on te prend pour la tienne ?
Alors... il peut bien se contenter...
URSULE, rivement.
Et nos enfants !
PIERRE, avec explosion.
Oh!
■ ' JOB, près de Pierre.
Pauvres chéris ! il faut bien les doter î
PIERRE, s’animant toujours.
Et tu crois avoir des enfants ?
URSULE, s’animant aussi. '
Tu crois bien en avoir !
PIERRE
Mais moi, avec une jeune femme...
URSULE
Et moi, avec un jeune mari...
JOB, à Pierre.
Et elle sera sûre des siens, au moins ! tandis que vous...
PIERRE, s’emportant tout k fait.
Et si je refuse mon consentement ?
URSULE
Nous nous en passerons !
i <• ... pierre. '
Tu l’épouseras malgné moi ? * .. .
URSULE
Malgré toi, malgré tout le mot\dp !
. ÿ . • • PIERRE, hpt;$,(le. i hü.
Tu le préfères donc à ton frère ?
URSULE
Je le préfère à tout!... je l’aifliej Je l’aime ! je le veux... et
je 1 aurai. (Elle passe ses bras autour du cou de Victor.^
PIERRE, les bràs levés.
Ah ! quand le feu prend à une vieille maison...
' JOB
Tout brûle, Monsieur... jusqu’aux pompiers !
J* Victor, Ursule, Pierre, Job, M.irianic.
* /!/. SCÈNE XYI. ;• :•> ;