‹ Le feu au couvent comedie en un acte, en prose (volume 2)Chapitre 23 sur 86 · SCÈNE XYI · texte numérisé non relu

SCÈNE XYI

DE MÉRIEL, ADRIENNE, D’AVENAY, JEAN, FORTUNIEN.

JEAN

On l'amène M. d’Illoy; il est blessé.

DE UÉRIEL.

Blessé !

FOHTUNIENj entnot ea riant, ftoulenu par on domeitique.

Ah I ah ! ah ! parole d’honneur, ces choses-là n’arrivent qu’à moi... ah! ah! ah! .. aïe!

d’avenay.

Tu es blessé?

FORTUNIEN.

Une égratignure... /in rien... et pour rien... Voilà ce qu’il y a de ridicule!... Figure-toi... (Apensataiit Adrùn».) Oh! pardon!

Ma fille!

FORTUNIEN.

Ah! bah!... mademoiselle....

d’avenay.

Continue. Assieds-toi.

FOBTTNIEN^ s’a«wyanl mir te tanteuit à droite.

Voilà ce que c’est. Tantôt, au café Anglais, j’ai appris que tu avais un duel avec M. de Lyraarens; tu allais gagner ton pari, j’ai voulu te le faire perdre... pour te taquiner toujours. Alors, comme M. de Lymarens descendait les Champs-Elysées, je coupe brusquement sa voiture avec la tienne.'

• d’aven AY.

Alors, vous vous ôtes battu ?

FORTUNIEN.

Parfaitement! j’ai reçu un coup d’épée; après quoi, M. de Lymarens m’apprend que, lorsque je l’ai écrasé, il courait ' chez toi pour te tendre la main.

d’ave N AY.

Comment ?

FORTUNIEN, >e levant.

C’est tout simple. Mademoiselle... (D’Avena; lul Impaie tUeaee du geate ; il reprend plus bas ;) la belle Antouia 6st partie avec le Russe... il l’emmène en Sibérie; c’est bien fait! Mais avec tout cela, moi, j’en suis pour un coup d’épée... Ces choses-là n’arrivent qu’à moi !

II ee rassied.

• ADRIENNE, i d’Avenay.

Eh bien?

d’aven AY.

Tout est arrangé, je te le jure! Ne crains plus rien, chère enfant!

ADRIENNE

C’est égal, méchant père! Tu n’avais donc pas pensé que tu pouvais me laisser seule au monde?

DE UÉRIEL, vireinent.

Seule!... mais n’étais-je pas là?

d’aven AY, devinant la pensée de de Mériel, lui dit tout bas :

Ah! toi aussi, tu veux recommencer ta vie?

DE MÉRIEL, ln>.

Uui.

D AVE,NAY, à Adrienne.

Dis-moi, mon enfant, si j’épouse la femme que lu me destines, épouseras-tu, toi, celui en qui j’aurais eu assez de foi pour lui coiitier ce que j’ai de plus cher au monde, le sort et la Yie de mon Adrienne?

ADRIEN NE

Oui.

D*AVEN AY, tirant de sa poche le papier qu*il a écrit pour de Mériel.

Tiens, lis!

A D B 1 E N N E , qui l’a parcouru .

Oh ! mon père !

DE HÂIIIEL.

Mademoiselle l

ADRIENNE, lui tendant la

Acceptez la tutelle, monsieur.

DE HÉRIEI..

Ohl merci!

Allons, dans un mois, à partir d’aujourd’hui, le mariage!

FQRTDNIEN, te Icrant et d'un ton tragique.

Même si l’on m’enterre ce jour-là?

d’avenay, riant.

Oh! non.

FORTÜNIEN.

Eh bien ! je mourrai la veille pour vous taquiner.

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