‹ Le feu au couvent comedie en un acte, en proseChapitre 26 sur 28 · I.E FEU AU COUVENT · texte numérisé non relu

I.E FEU AU COUVENT

ADRIENNE, h demi-voix à de Méricl.

Oh! il ne revient pas!

DE MÉR lEf-, comme & lui-mi'rae.

Non.

Ah! vous aussi vous ôtes inquiet.

DE M ÉRIEL, se remettant.

Mais, pas le moins du monde! — Qu’v a-t-il à craindre?...

Je n’en sais rien, ■moi ; mais enfin, je tremble, {eu* lui prend n rotin.) Tenez, vous tremblez aussi!... Vous pâlissez, vous avez des larmes dans les yeux!... (a«c terreur.) Mais que se passe-t-il donc loin d’ici?

Elle descend en seine, à droite.

DE ü ÉRIEL, à part.

Mon Dieu ! comment détourner ses soupçons quelque temps encore ?

ADRIENNE, le pressant.

Voyez- vous que vous tremblez? que....

DE M ÉRIEL, à lui-mémc.

Ah !... (tnut.) Je tremble!... Eh bien, oui, je tremble... d’émotion, de bonheur auprès de vous, si aimante, si bonne; et si j’ai des larmes dans les yeux, c’est à la pensée amère que, peut-être, je ne vous reverrai plus....

ADRIENNE, qui Ta fixe attentivement tout le temps.

Eh bien, alors, si c’est la vérité que vous me dites là, pourquoi vos yeux se détournent-ils des miens? Pourquoi votre oreille est-elle tout entière aux bruits qui peuvent venir du

dehors?... (Arec une agitation croissante.) Oh ! VOUS Die trODipeZ ; Ce n’est

pas à moi que vous pensiez... mais à lui, à mon père... Mot» père court un danger en ce moment, j’en suis sûre... je le sens... Oui, oui, il court un danger... mais lequel?... lequel?... (a««c un cri.) Ah! il se bat!

DE U ÉRIEL, éperdu.

Non... non...

Jurez-ledonc!

ADRIENNE

Je le jure.

DE UÉRIEL.

A D R I E N N E , lui indiquant 1* bague qu'il poite.

Là-dessus.

DE MÉRIEL, que ie? larmes ont gagné et qui n'est plus maître de lui.

Oh! je n’y tiens plus!... grâce! grâce, pauvre enfant, pardonnez-moi, car c’est peut-être moi qui suis en partie cause...

ADRIENNE

Vous?...

DE MÉRIEI..

Oui, oui, car je suis un de ceux qui l’ont jeté dans ces plaisirs bruyants qui l’éloignaient de vous, et qui, peut-être à cette heure... Oh, mais j’en suis bien puni; car, après cet aveu, vous allez me haïr, me mépriser peut-être.

Tout à coup on entend & quelque distance le brnit lourd d'une Toiture qui roule lente ent.

ADRIENNE, arec nn cri.

Taisez-vous 1 ... (Eiie couru la fcnêiro avec terreur.) Regardez! regardez!... cette voilure qui arrive... lentement par l’avenue... C’est la nôtre, je’reconnais les armoiries.... Elle rapporte un blessé, un cadavre peut-être... (sanglotant et se jetant dans les bras de de jtcriei.) O mon père ! mon père !

Adrienne! (nuddposc sur le rauieuii, près dupiano.) Du secours ! du secoui*s!

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