SCÈNE XIII
Les Mêmes, ARNOULD
le colonel.
Ah c'est toi... Fraiichemeiit, j'ai eu un moment •d'a!igoish.e mais quelle figure bouleversée tu as 1 Quy a-t-ii?
ARNOULD
J'ai des choses graves à le dire...
LUCIEN
Vous savez ce qu'est devenu notre inconnu?
ARNOULD, bas au colonel.
Eloigne-Ie.
LE COLONEL
Lucien, va rejoindre Schmitt et fouillez ensemble
tout le jardin. (Après le départ de Lucien.) Que SC pasSC-
t-il ? Pourquoi liésiles-tu à parler ?
ARKOULD.
Sois courageux...
LE COLONEL, avec un sourd gémissement.
Ah... je comprends... on m'a déjà dit cela lorsqu'une dépêche du Maroc... non, ce n'est pas possible .. on fa trompé... Je viens de le quitter plein do vie. Ne me laisse pas dans une pareille angoisse... Mon pauvre Henri... Il n'est que blessé n'est ce pas ? Avec des soins on le sauvera, il est trop jeune pour mourir... tu as ton auto... partons.
ARNOULD, se mettant devant la porta
Non reste ici, calme-loi.
LE COLONEL
Tune veux pas que nous allions le chercher, c'est donc inutile... je t'en conjure... dis-moi tout... Il
est... (Arnould fait signe que oui) Tu VOis... COmme je
suis calme... je ne pleure pas, j'ai tout le temps qui me reste à vivre pour cela... Parle je veux tout savoir...
ARNOULD
Je revenais te dire que la police n'avait vu aucun personnage suspect quand, à trois cents mètres d'ici, j'aperçus sur la route un rassemblement, des gens affolés entouraient un aéroplane brisé... je mis pied à terre.
Continue...
ARNOULD
Non... tu devines le reste.
LE COLONEL
Tu ne me dis pas tout... A-t-il souffert?
ARNOULD
Non... une chute brusque... car...
U hésite.
LE COLONEL
Que me caches-tu encore?
ARNOULD
Un crime... une des pales de l'hélice avait été sciée...
LE COLONEL
Les misérables. Tout s'explique... s'enchaîne.