‹ Le feu sacré; drame en un acteChapitre 2 sur 17 · SCENE PREMIERE SCHMITT, FALSCH · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE SCHMITT, FALSCH

Au lever du rideau la scène est vide, puis Schmitt introduit Falsch

SCHMITT

Si Monsieur veut attendre ici...

FALSCH.

Le colonel rentrera-t-ii bientôt?

SCHMITT

Monsieur vient de sortir mais il ne sera pas longtemps absent^ il est allé jusqu'au cimetière avec son fils porter des fleurs sur la tombe de M. Pierre. Mousieur veut-il me donner son nom?

FALSCH.

Johann Falsch.

SGH.MITT, à part

Qu'est-ce que c'est encore que ce particulier-là?

FALSCH.

Si VOUS avez quelque chose à faire mon garçon, ne vous croyez pas obligé de me tenir compagnie, j'attendrai bien tranquillement ici en lisant mon journal.

SGHMITT.

Vous m'excusez, Monsieur d'être franc, je ne suis qu'un vieux soldat et je ne connais qu'une chose : la consigne. Mon colonel m'a recommandé de ne laisser seul dans son cabinet aucun étranger

FALSCH,

Quel injurieux soupçon! Votre maître s'en excusera lui-même lorsqu'il saura que je viens lui apporter les amitiés des Damville ses cousins de Metz, dont j'arrive.

SGHMITT

Que ne le disiez-vous tout de suite? Puisque vous connaissez les cousins de Monsieur, vous êtes cerlainement un patriote comme eux et je puis vous dire combien la défiance de mon colonel est justifiée. Nous sommes tout près de la frontière et il rôde autour d'ici des gens suspects, le loup même avait su s'introduire dans la bergerie. Monsieur a chassé hier une femme qui était à son service, une nommée Bertha... (Mouvement de Faisch.) Vous la connaissiez.

FALSGH.

Moi, nullement... je frisonne parce que je suiî dans le courant d'air...

SCHMITT

Si j'avais appris avant son départ que c'était une espionne, je l'aurais étranglée. Pendant qu'elle a été au service de mon maître, elle a volé plusieurs lettres de l'autre fils de mon colonel, de M. Henri.

FALSGH.

Quel grand intérêt pouvaieut-elles avoir?

SCHMITT

Vous oubliez... ou vous ignoriez que M. Henri est capitaiiie aviateur et que de plus il est l'inventeur d'un monoplan exlraordinaire... on espérait peutê!ro trouver dans ses lettres quelques détails intéressants...

FALSGH.

Ah... Est-ce que le capitaine est déjà venu ici sur soa aéroplane?

SCHMITT

Jamais.

FALSGH.

Vous ne l'attendez pas ?

SGHMITT.

Non, mon colonel me l'aurait dit... Mais pourquoi me demandez-vous cela?... Vous regardez l'heure., ces messieurs ne tarderont pas à rentrer... (on sonne." Monsieur m'excusera... je suis obligé d'aller ouvrir... je suis seul pour faire le service en ce moment,

FALSGH, à part

Enfin!

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