ACTB DEUXIÈME. 57 MADEMOISELLE GERTRUDE
Je serai certaiuemeat heureuse de leur faire Taumône à mon tour*
MAU V ERGN AT,
Vous êtes un ange. — Voici ^mon adresse. Je vous
attendiai ce soii\
MADEMOISELLE 6ERTRUDE*
Ce soir, je ne serai pas libre. Il y aura ici le bal de noce.
MAUYËRGNAT.
Je ne vous attendrai que dans le cas où il n*y aurait
pas de bal et où il n'y aurait pas eu de noce.
MADEMOISELLE GERTRUDE
Vous dites?..*
*MAUVBRGNAT.
Je dis queproi)ablenient la première personne de votie famille qui se mariera ne sera*pas votre neveu. (▲ part.) Elle est fascinée. — Tiens! mais celui qui la demanderait, oui, en mariage, pendant qu'elle n'a encore rien... Suis-je bétel j'ai ma femme. En voilà une qui m'aura gène. (Haut.) A ce soir. Pouvez-vous médire où il est, votre . neveu?
MADEMOISELLE GERTRUDE
Dans leur parc.
MAUV EliGNAT.
Voudriez-vous m'y conduire?
MADEMOISELLE GERTRUDE
C'est que, si vous avez, en effet, le desse^in d^ troubler le mariage...
o8 LE FILS.
MAUV£RGNAT.
Je comprends. Vous ne vous souciez pas de paraître mêlée à une entreprise contre...
MADEMOISELLE GEHTRUDË.
Contre des parents que j'aime.
MAUYERGNAT.
Et qui VOUS pensionnent. Vous avez raison, je n'aurais qu'à lie pas réussir. Mettez-moi seulement dans le chemin*
MADEMOISELLE 6ERTRUDE.
Pourvu que, si vous portez à mon neveu, comme je le crains, une mauvaise nouvelle, vous la lui adoucissiez
autant que possible. Quoi que vous disiez, je Taime de tout mon cœur.
MAUVERG2<K AT.
Je n'ai pas dit autre chose.
MADEMOISELLE GERTRUDE
Par ici. (Louis entre, les voit, et attend qu'ils soient sortis. Pnis il