SCENE IL HAUVËRGNAT, «.i
Me revoilà dans ce saloii où j'ai déjà réussi la première moitié de naa besogne. J'y réussirai de même la seçonde. Dieu aidant. Il faut en finir ce soir. î/ avocat renonce aujourd'hui, mais il est rudement amoureux. La probité est une belle intention. S'il se ravisait^ ce ne serait pas seulement mon mariage qui m'écliapperait, ce serait aussi mon tiers de la tante. Ah I sans leur duel tout était fait! Le comte n'avait qu'à se présenter immédiatement; dans ce scandale d'un mariage rompu à l'instant de l'église, le colonel aurait , accepté avec reconnaissance le réparateur
m LE FILS.
de l'humiliation de sa ûUe. Son duel l'en fait Fauteur, On croit que c^est lui qui a provoqué. Je dirab que non, qui 111(3 croirait? 11 faudrait dire tout, et alors la fille n'aurait qu'à en admirer son avocat» parce qu'il lâche l'argent, les femmes sont si peu intelligentes, et à l'en aimer davantage. J'ai trouvé mieux 1 Ce duel est un obstacle, je m en sers. — Le fils ne peut rien dire. La mère? mettons qh'elle devine, elle n'ira pas se dénoncer. Elle se perdrait, et elle ne sauverait pas son fils. Le colonel aurait contre l'avocat deux raisons solides : sa misère et sa mère. Donc, personne ne parlera. (Entre le coIaaeLl