‹ Le fils Auguste VacquerieChapitre 65 sur 73 · SCÈNE VI. ♦ ARMAiNO, LE COLONEL · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. ♦ ARMAiNO, LE COLONEL

ARMAND

Mon clier oncie, vous avez dû avoir un moment d*irritation coutre moi. Je reconaais que ma conduite, telle qu'elle se présentait en apparence, n'était pas sans soulever quelques observations, il est certainement permis de se débarrasser d'un rival par un cbup d'épée; mais' être invité à la noce de sa consine, y venir, et, au dernier moment, (juand les parents sont réunis, quand la mariée a son voile et son bouquet, entreprendre le massacre du marié, est un procédé qui ne ke recommandera jamais de lui-même à Fadmiration des familles. Vous savez maintenant que cette histoire n'est pas la mienne. On vous a raconté comment les choses se sont passées. Ce n'est pas à vous que j'apprendrai qu'il y a de certaines paroles après lesquelles on n'est plus maître de choisir ce qu'on leia. Lne dei ces paroles m'a été dite, je ne serais pas votre neveu si je l'avais tolérée. J'ai fait ce que j'ai pu pour ma cousine eu étant blessé ; je ne lui en demande pas de reconnaissance parce que ce n'a pas été tout à fait volontairement, mais enfin elle ne peut pas m'en vouloir . de ce que son futur m'a d'abord insulté et ensuite pour- , fendu. Pour ma part, je pardonne pleinement à ma cousine, et je viens le lui prouver. On prétend que monsieur Berteau se retire: Quand, il y a six mois, je vous fi dit que mon. rêve serait de devenir mieux que

voUe neveu, vous m'avez objecté monsieur Berteau. L'objcctiom se retirant...

Est-ce que, par hasard, vous me demanderiez la main de ma fille?

ARMAND

Mais, mon oncle...

LE COLONEL

Je n'étais pas descendu jusque-là! Je n'avais vu qu'une vengeance, c'était un calcul! Et votais avez pu vous figurer que je donnerais ma iiile à un faussaire ?

ARMAND

A un faussaire?

LE COLONEL

Oserais-tu me dire, à moi, que la lettre est d'elle V

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