‹ Le filsChapitre 32 sur 75 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

MADEMOTSF.r.LE GERTRUDE.

Je serai certainement heureuse de leur faire l'auniône à mon tour.

MAUVEBGNAT.

Vous êtes un ange. — Voici mon adresse. Je vous attendrai ce soir.

MADEMOISELLE GERTRUDE

Ce soir, je ne serai pas libre. Il y aura ici le bal de noce.

MAL' V ERG N A T.

Je ne vous attendrai que dans le cas où il n'y aurait pas de bal et où il n'y aurait pas eu de noce.

MADEMOISELLE GERTRUDE

Vous dites?...

MAUVE RGXAT.

Je dis que probablement la première personne de votre famille qui se mariera ne sera pas votre neveu, (a pan.) Elle est fascinée. — Tiens! mais celui qui la demanderait, oui, en mariage, pendant qu'elle n'a encore rien... Suis-je bête! j'ai ma femme. En voilà une qui m'aura gêné. (Haut.) A ce soir. Pouvez-vous médire où il est, votre neveu?

MADEMOISELLE GERTRUDE

Dans leur parc.

MAUV ERGNAT.

Voudriez-vous m'y conduire?

MADEMOISELLE GERTRUDE

C'est que, si vous avez, en effet, le dessein de troubler le mariage...

MAUVERGNAT.

Je comprends. Vous ne vous souciez pas de paraître mêlée à une entreprise contre...

MADEMOISELLE GERTRUDE

Contre des parents que j'aime.

MAUVERGNAT.

Et qui vous pensionnent. Vous avez raison, je n'aurais qu'à ne pas réussir. Mettez-moi seulement dans le chemin.

MADEMOISELLE GERTRUDE

Pourvu que, si vous portez à mon neveu, comme je le crains, une mauvaise nouvelle, vous la lui adoucissiez autant que possible. Quoi que vous disiez, je l'aime de tout mon cœur.

M AUVERGNAT

Je n'ai pas dit autre chose.

MADEMOISELLE GERTRUDE

Par ici. (Louis entre, les voit, et attend qu'ils soient sortis. Puis il va frapper à la porte de droite.)

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