ACTE DEUXIÈME
Amoureux?
M AUVERGNAT
Vous l'êtes. Elle est ravissante. C'est dit?
ARMAND
A une condition.
MAUVERGNAT.
Laquelle?
ARMAND
Hier, vous avez embrassé une lettre. Ce n'était pas une lettre contre ma cousine?
^AUVERGNAT
Contre votre cousine?
ARMAND
Je ne crois pas avoir besoin de vous dire que, premièrement, ce n'est pas pour quatre mille francs, ni pour un demi-million, ni pour un million entier, que je vous permettrais d'offenser une femme, — et, secondement, que, s'il existait une lettre qui fît reculer monsieur Berteau, elle ne me ferait pas avancer.
MAUVERGNAT.
La lettre ne parle même pas de mademoiselle Torelly.
ARMAND
Sur quoi me le jurez-vous?
MAUVERGNAT.
Sur mes espérances de gain.
Voilà un vrai serment. Alors, j'en suis. Quant au mon-
sieur, tout ce que vous voudrez. C'est un homme, et, s'il se fâche...
MAI VERGNAT.
Le voici.