‹ Le filsChapitre 55 sur 75 · ACTE THOISIÈMK · texte numérisé non relu

ACTE THOISIÈMK

GENEVIÈVE

Ce n'est pas la vraie! Oh ! je comprends !

LOUIS

Vous comprenez?...

GENEVIKVE.

Oui ! ce n'est pas terminé! Il n'y a eu qu'une blessure légère, ce n'est pas assez pour eux ! ils ne nous ont pas fait assez souffrir !

MADAME BERTEAU

Vous ne voulez pas recommencer? Ce n'est pas vrai, n'est-ce pas?

GENEVIÈVE

Si ! c'est vrai !

LE COLONEL

Vous ne recommencerez pas. La provocation de votre adversaire s'est déjà faite dans des conditions inusitées et inconvenantes qui vous autorisaient à la dédaigner. Une nouvelle insulte, fiez-vous-en à un soldat, n'insulterait que l'insulteur. Vous en avez fini.

LOUIS

Oui, j'en ai fini.

Alors ?

LE COLONEL

Qu'est-ce donc qui vous retient?

LOUIS

Ce que j'ai dit.

LE COLONEL

Étes-vous ainsi vraiment? Intrépide devant une épée.

trembleur devant une chimère? Après tout, la destinée n'a dit ses raisons à personne. Soit. Nous prierons les témoins de revenir.

MADAME BERTEAU. '

Demain matin.

LE COLONEL

Mais ce n'est pas un motif de faire attendre plus longtemps nos invités. Dépêchons-nous d'aller les rejoindre.

LOUIS

Vous m'excuserez...

LE COLONEL

Comment?

LOUIS

Mais je ne me sens pas en état de paraître en si nombreuse compagnie.

Savez-vous que vos objections à tout deviennent singulières?

GENEVIÈVE

Louis !

LE COLONEL

Assez. Monsieur est libre. Viens.

GENEVIÈVE

Louis !

MADAME BERTEAU

Oh ! je vais vous l'amener.

LE COLONEL

Je ne vous en prie pas. (a Geneviève.) Viens.

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