‹ Le filsChapitre 60 sur 75 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

LE COLOx\EL.

Eh bien, lis. (n lui aonue la lettre.)

GENEVIÈVE, lisant.

« Monsieur,

« Une calamité que je n'avais pu prévoir et que je ne peux dire me condamne h renoncer à ce qui était plus que ma vie. Croyez à mon profond respect pour vous et pour mademoiselle votre fille, et à mon éternel désespoir.

« Louis Berteau. »>

Ah! (Elle s'appuie à une chaise.)

LE COLONEL

Voilà leur amour !

GENEVIÈVE

Qu'est-ce que cela veut dire?

LE COLONEL

Ah! il te refuse?

GENEVIÈVE

Gomme il doit souffrir!

LE COLONEL

Plains--le de t'offenser ! — Moi... Je ne l'aimais pas déjà tant!

GENEVIÈVE

Quelle est cette calamité qu'il ne peut dire?

LE COLONEL

De Bray lui aura défendu de te revoir.

GENEVIÈVE

Mon père !

LE COLONEL

Puisqu'il n'avoue pas sa raison, c'est qu'elle lui ferait honte.

Elle lui ferait honneur! Je ne sais pas ce qui peut le contraindre à me désespérer, mais je suis certaine que, si nous le savions, notre estime pour lui en redoublerait. Je réponds de lui!

LE COLONEL

Oh! toi, les preuves te crèveraient les yeux, tu dirais encore non.

GENEVIÈVE

C'est vrai.

LE COLONEL

Je serai moins facile, (au domestique qui rentre.) Que voulez-vous?

LE DOMESTIQUE

C'est un homme qui voudrait parler à monsieur.

LE COLONEL

Je n'y suis pas!

LE DOMESTIQUE

C'est ce que je lui ai dit. Mais il a insisté. Il prétend avoir à faire une communication importante au sujet de monsieur Berteau.

GENEVIÈVE

Ah! il vient nous apprendre... — Introduisez-le.

LE DOMESTIQUE

11 désire parler à monsieur en particulier.

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