MARÉCHAL, FERNANDE
MARÉCHAL, aUant i'aueolr anprte da métier de Fernande
Tu ne me dis rien, fillette? Est-ce que tu regrettes le d'Ou- (reville? Est-ce que tu l'aimais?
FERNANDE
Non, mon père ; c'était un mariage de convenance.
MARÉCHAL
n n'est pas beau, ce monsieur. Je ne sais pas comment j'ai pu songer à donner une belle fille comme toi à ce noble efilanque. Sois tranquille^ les partis ne te manqueront pas avec ta Fortune et... ta gloire de ton père.
FERNANDE
Tu as donc eu un grand succès ?
MAEÉGHAL, modeste.
Énorme, mon enfant! tel qu'on n*cn a pas vu depuis dix ans. Ahl ces messieurs du comité doivent se mordre les doigts de m'avoir retiré leur discours I Je Tai pulvérisé I Tu liras le Moniteur demain matin. — Tu n'es pas légitimiste, toi. J'espère?
FERNANDE
Je ne suis rien; mais je m'étonnais que tu le fusses, car tu n'avais aucune raison de l'être.
MARÉCHAL, te lerant.
Je ne l'étais pas au fond... Je m'étais sottement laissé endoc^- Iriner par ta belIe-mère et ce diable de marquis: j'avais cru à /une alliance possible entre l'ancienne aristocratie et la nou- / velle; mais le bandeau est tombé de mes yeux.
FERNANDE, lai prenant le bras tendrement.
Quoi qu'il en soit, je suis bien heureuse de ton succès, et bien heureuse surtout que ce soit uni.
MARÉCHAL
Fini? Ce n'est que le commencement! Tous les orateurs de l'autre parti se sont inscrits pour demain. Ils vont me livrer un rude assaut; mais ils ne savent pas à qui ils ont affaire ! Ce sera mon tour après-demain; mes amis comptent sur moi ; je ne leur ferai pas défaut.
LE DOMESTIQUE, annonçant.
]f. deBoyergil
MARÉCHAL
Faites entrer. — Laisse-nous, Fernande. Nous avons à causer* (n rembrasM an front; elle tort)