‹ Le fils de Gde GiboyerChapitre 104 sur 114 · MARÉCHAL, FERNANDE · texte numérisé non relu

MARÉCHAL, FERNANDE

MARÉCHAL, aUant i'aueolr anprte da métier de Fernande

Tu ne me dis rien, fillette? Est-ce que tu regrettes le d'Ou- (reville? Est-ce que tu l'aimais?

FERNANDE

Non, mon père ; c'était un mariage de convenance.

MARÉCHAL

n n'est pas beau, ce monsieur. Je ne sais pas comment j'ai pu songer à donner une belle fille comme toi à ce noble efilanque. Sois tranquille^ les partis ne te manqueront pas avec ta Fortune et... ta gloire de ton père.

FERNANDE

Tu as donc eu un grand succès ?

MAEÉGHAL, modeste.

Énorme, mon enfant! tel qu'on n*cn a pas vu depuis dix ans. Ahl ces messieurs du comité doivent se mordre les doigts de m'avoir retiré leur discours I Je Tai pulvérisé I Tu liras le Moniteur demain matin. — Tu n'es pas légitimiste, toi. J'espère?

FERNANDE

Je ne suis rien; mais je m'étonnais que tu le fusses, car tu n'avais aucune raison de l'être.

MARÉCHAL, te lerant.

Je ne l'étais pas au fond... Je m'étais sottement laissé endoc^- Iriner par ta belIe-mère et ce diable de marquis: j'avais cru à /une alliance possible entre l'ancienne aristocratie et la nou- / velle; mais le bandeau est tombé de mes yeux.

FERNANDE, lai prenant le bras tendrement.

Quoi qu'il en soit, je suis bien heureuse de ton succès, et bien heureuse surtout que ce soit uni.

MARÉCHAL

Fini? Ce n'est que le commencement! Tous les orateurs de l'autre parti se sont inscrits pour demain. Ils vont me livrer un rude assaut; mais ils ne savent pas à qui ils ont affaire ! Ce sera mon tour après-demain; mes amis comptent sur moi ; je ne leur ferai pas défaut.

LE DOMESTIQUE, annonçant.

]f. deBoyergil

MARÉCHAL

Faites entrer. — Laisse-nous, Fernande. Nous avons à causer* (n rembrasM an front; elle tort)

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