‹ Le fils de Gde GiboyerChapitre 18 sur 114 · SCÈNE V. Les Mêmes, MARÉCHAL · texte numérisé non relu

SCÈNE V. Les Mêmes, MARÉCHAL

MARÉCHAL

Parbleu I mon cher, vous voyez un homme ravi. Je vena« saiToir de vos nouvelles, non sans un peu d'inquiétude, je peux vous l'avouer maintenant, et j'apprends que vous allez monter à cheval? Palsambleu! c'est affaire à vous, marquis.

LE MARQUIS

La goutte est comme le mal de mer; quand c'est uni, c'est fini. — Permettez-moi, mon bon ami, de vous présenter M. le comte Hugues d'Outreville, mon cousin.

MARECHAL

Très-honoré, monsieur le comte. Vous voyez en moi le plus vieux camarade de notre cher marquis. Mon grand-père était fermier du sien, je n'en rougis pas; ma famille a gagné du terrain, la sienne en a perdu, et nous nous sommes rencontrés de plain-pied, l'un oubliant la supériorité de sa naissance et l'autre...

LB MARQUIS

. Celle de sa fortune.

MARÉCHAL

Nous personnifions Talliance de Tancienne aristocratie et d« la nouvelle.

LB COMTE

Vous vous faites tort, monsieur : vous êtes tout à fait des nôtres. Vous en êtes au môme titre que Cathelineau.

MARECHAL

Heinr

LB GOMTB.

D'illustre soldat à grand orateur, il n'y a que la main. I^ parole est une épée aussi. Vous êtes le vendéen de la tiibune.

fft LE FILS DE GIBOYER.

MARÉCHAL, à parU

A qui en a-t-il?

LE MARQUIS

/ous ferez plus ample connaissance une autre fois, messieurs. Vous êtes dignes de vous comprendre. Pour l'heure, mon cher comte', n'oubliez pas que vous avez à tenir conseil avec mon tailleur; c'est un préliminaire indispensable à la vie parisienne.

LE COMTE

Puisque vous permettez... A l'honneur de vous voir, monsieur.

LE MARQUIS, le reconduisant

Gomment le trouvez-vous?

LE COMTE

Il a grand air, un air de génie.

LE MARQUIS

Vous êtes un fin connaisseur. Adieu«

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