ACTE TROISIÈME
HARBGHAL.
Je vois avec plaisir que les secrets de la langue vous sont fiBimiliers.
MAXIMILIBN.
Ce ne sont là des secrets pour personne.
MARÉCHAL
Pour personne ! — Vous êtes un homme de mérite, mon^ cher Gérard; entre nous, que vous semble de mon discours, la, franchement ?
MAXIMILIBN.
n me trouble beaucoup, monsieur ; il m'irrite.--''^
MARBCHAL.
n vous Irrite?
MAXIMILIBN.
Gomme tous les raisonnements auxquels on ne trouve rien à répondre, et contre lesquels proteste pourtant le sentiment intime.
MARÉCHAL
Vous avouez qu'il n'y a rien à répondre? Ça me sufiQt,
MAXIMILIBN.
G*est surtout la seconde partie qui est d'une grande force.
MARÉCHAL
Ahl oui.
Tavoue que j'ai besoin de rassembler mes idées pour les défendre d'une attaque aussi vive.
MARÉCHAL
Vous me charmez. Je crois que je produirai une grande sensation. Je vais achever de l'apprendre par cœur; car un discours lu est toujours froid. Vous m'apporterez la fin dans ma chambre, je vous prie; et, si vous le voulez bien, nous ferons une répétition générale, où vous simulerez des inter-
ruptions, pour habituer ma mémoire au tumulte des assemblées*
MAXIMILIBN.
le suis à vos ordres. (MaréGhal fort.)