‹ Le fils de Gde GiboyerChapitre 79 sur 114 · V. COUTURIER, finameiil · texte numérisé non relu

V. COUTURIER, finameiil

Pardon, le contraire serait plus juste.

LA BARONNB.

J'ai donc fait encore une maladresse I... Pauvre Maréchal I Je sais bien ce qu'on pourrait lui dire : on pourrait lui

faire comprendre que ce n'est pas une question de personnes; que vous-même, à sa place, vous n'hésiteriez pas à vous effacer devant riutérôt général.

U. COUTURIER

Et là où je n'hésiterais pas, il serait plaisant que M. Maré« chai hésitât, vous me l'avouerez.

LA BARONNE

C'est égal, je ne saurais vous dire combien cette espèce d'exécution m'est pénible; mais en6n mun amitié pour Maréchal est obligée de se rendre à vos arguments.

M. COUTURIER

Je n'attendais pas moins de votre patriotisme.

LA BARONNE

Tous les membres du comité ne seront pas aussi désintéressés que moi, je vous en avertis. Vous trouverez de la résistance chez M. d'Auberive.

M. COUTURIER

Oui, il est fort attaché à Maréchal.

D'autant pi as qu'il fait épouser mademoiselle Fernande à un sien cousin que vous verrez ici.

M. COUTURIER

Vraiment I Ce fils des preux consent à croiser sa race avec nous ?

LA BARONNE

Il conjecture probablement que la petite personne a du sang bleu dans les veines... Mais cela ne nous regarde pas. Vous comprenez quel prix il attache à colorer la mésalliance par une quasi-noblesse de position.

M. COUTURIER

Merci du renseignement. Je vais de ce pas recueillir toutes les autres adhésions; elles forceront la sienne

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