V. COUTURIER, finameiil
Pardon, le contraire serait plus juste.
LA BARONNB.
J'ai donc fait encore une maladresse I... Pauvre Maréchal I Je sais bien ce qu'on pourrait lui dire : on pourrait lui
faire comprendre que ce n'est pas une question de personnes; que vous-même, à sa place, vous n'hésiteriez pas à vous effacer devant riutérôt général.
U. COUTURIER
Et là où je n'hésiterais pas, il serait plaisant que M. Maré« chai hésitât, vous me l'avouerez.
LA BARONNE
C'est égal, je ne saurais vous dire combien cette espèce d'exécution m'est pénible; mais en6n mun amitié pour Maréchal est obligée de se rendre à vos arguments.
M. COUTURIER
Je n'attendais pas moins de votre patriotisme.
LA BARONNE
Tous les membres du comité ne seront pas aussi désintéressés que moi, je vous en avertis. Vous trouverez de la résistance chez M. d'Auberive.
M. COUTURIER
Oui, il est fort attaché à Maréchal.
D'autant pi as qu'il fait épouser mademoiselle Fernande à un sien cousin que vous verrez ici.
M. COUTURIER
Vraiment I Ce fils des preux consent à croiser sa race avec nous ?
LA BARONNE
Il conjecture probablement que la petite personne a du sang bleu dans les veines... Mais cela ne nous regarde pas. Vous comprenez quel prix il attache à colorer la mésalliance par une quasi-noblesse de position.
M. COUTURIER
Merci du renseignement. Je vais de ce pas recueillir toutes les autres adhésions; elles forceront la sienne