‹ Le fils de Gde GiboyerChapitre 81 sur 114 · LA BARONNE, MADAME MARÉCHAL · texte numérisé non relu

LA BARONNE, MADAME MARÉCHAL

LA BARONNE, à part.

Et de deux!... A l'autre maintenant! (Haut.) Vous ne songez pas à la retraite, j'espère?

MADAME MARÉGHAL.

Pardonnez-moi, je suis fatiguée. Il n'a pas fallu moins que le plaisir de venir chez vous, pour me décider k sortir ce soir. Je ne sais pas ce qu'est devenu M. Maréchal.

LA BARONNE

Il a été chercher un peu de solitude dans la bibliothèque, respectons ses méditations. J'ai justement un renseignement confidentiel à vous demander. ( L'amenant au canapé. ) Vous m'accorderez bien cinq minutes de voire fatigue, ma chère amie?

(EUes s'asseyent.)

MADAME MARÉCHAL

Tous me la feriez oublier, chère baronne.

LA BARONNE

Pourquoi M. Gérard quitte-t-il votre mari?

MADAME MARÉCHAL

C'est un jeune homme très-fier à qui toute dépendance est insupportable.

flO LE FILS DE GIBOYER.

LA BARONNE

Oui, c'est le motif officiel; mais je vous deaiande, moi /le motif vrai. J'ai besoin de savoir à quoi m'en tenir sur le compte de ce jeune homme avant de m*empIoyer pour lui.

Protégeons-le, obère baronne, il en est digne I C'est le cœur le plus délicat, le plus loyal, le plus sûr qu'on puisse imaginer.

LA BARONNE

r Vous me charmez. Je ne sais pas... mais je craignais que ce / ne fût un intrigant. J'aime mieux croire à la sincérité de son \^ amour.

MADAME MARÉCHAL, baissant les yeux.

Son amour 1 Pour qui?

LA BARONNE

Mais... pour Fernande.

MADAME MARÉCHAL, vivement.

Pour Fernande 1 Pauvre garçon! Il est à mille lieues d'y penser.

LA BARONNE

En vérité? Êtes-vous bien sûre?

MADAME MARÉCHAL, inquiète.

Mais qui vous fait croire?...

LA BARONNE

Ohl mon Dieu, rien; n'en parlons plus; je me serai trompée.

MADAME MARÉCHAL

Une femme de votre tact ne se trompe pas sans de fortes apparences. Qu'avez-vous cru remarquer?

LA BARONNE

Que vous dirai-je? Je m'étais sottement imaginée ({ue le mAhage de Fernande n'était pas étranger au départ du jeune

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