‹ Le fils de NemoursChapitre 46 sur 56 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Oh!

Unf. voix chantant.

Toi qui conserves, dans nos champs,

Aux lis leur aimable parure.

Conserve aux enfants l’àine pure Et le bonheur, loin des méchants!

JACQUES D’ARMAGNAC, à l’intérieur.

Les enfants se relèvent.

TnOISIÈUE ENFANT.

Silence! Écoutons.

JACQUES D’ARMAGNAC

Oh ! j’étouffe, mon frère!

Les enfants, saisis d’effroi, se serrent les uns conire les autres.

Premier enfant.

J’ai bien peur, fuyons tous.

DrtixiàuE ENFANT montrant la Madone,

Demeurons : une mère Pourrait-elle à des fils refuser son soutien ?

Troisième enfant prêtant l’oreille.

On n’entend plus rien.

Premier enfant.

Hier, non loin de ce hêtre, Quand déjà penchait le jour.

J’ai vu passer un petit troubadour.

Hélas! c’est lui peut-être;

Car, à travers ces bois ,

Il m’a semblé reconnaître Le son de sa voix.

Troisième enfant.

Puisse, du moins, sa belle âme S’envoler vers l’Éternel,

Aussi douce que la flamme Qui brûle devant l’autel.

Tous, chantant.

Le vent murmure Dan.s la verdure ,

Au fond du bois.

Le torrent gronde,

Et sur sou onde Pleure une voix.

Vague plaintive.

Lugubre rive ,

Ah! dites-nous,

Qui pleurez- vous?

Durant ce chant, on aperçoit, à travers les arbres, le duc qui se dirige vers le torrent avec le cadavre de Jacques d'Artnagnac.

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