TOUS LES SOLDATS
Vive la colonel !
LA COLONEL, entrant suivie de Bittermann et plusieurs
officiers ; aux soldats Merci, mes enfants I Aujourd'hui, pas de corvées ! buvez, chantez, dansez ! c'est jour de fête 1 on ne prend pas Burgos tous les quarts d'heure !
TOUS
Vive la colonel 1
BITTERMANN.
Comme madame la colonel sait parler aux soldats !
LA COLONEL
Le troupier... c'est mon enfant I Ah ça! causons peu, mais causons bien... Avez-vous adressé à Thérèse votre demande en mariage?
BITTERMANN.
Oui... c'est fait.
LA COLONEL
Qu'a-t-elle répondu ?
BITTERMANN,
Rien... mais son silence était plein d'éloquence...
Lie FILS DU lîUIGADIKU h^
LA COLONEL
Ainsi vous croyez qu'elle vous aime?
BITTERMANN.
J'en mettrais ma main au feu.
C'est bien extraordinaire !
BITTERMANN.
Comment ! extraordi naîre? ...
LA COLONEL
Elle ne m'en a jamais parlé.
BITTERMANN.
Ahl VOUS savez, les jeunes filles...
LA COLONEL
Je viens d'écrire au colonel; la lettre est partie... pour lui demander son autorisation. C'est une surprise que je veux faire à Thérèse. '
BITTERMANN.
Moi, j'attends aujourd'hui même une copie du testament de mon oncle.
LA COLONEL
Vous m'avez parlé de 4 50,000 florins ? '
BITTERMANN.
Et autant pour ma sœur. . . mais comme elle ne se mariera jamais... {Ils continuent à causer à voix basse,)
EMILE entre en donnant le bras à Thérèse, Nous allons faire le tour du camp... parcourir toute la fête...
CLÉOPATRE, les suivant à distance^ et à part. Je ne peux pas me lasser de le regarder, ce galopin-là !. . . C'est plus fort que moi... je le suis comme un caniche I
THÉRÈSE, à Emile* Ce matin, j'ai fait une découverte...
EMILE
Laquelle ?
THÉRÈSE
Jai appris que votre père s'appelait André... et c'est aujourd'hui sa fête.
EMILE
Tiens ! c'est vrai I
THÉRÈSE
Silence I j'ai mon projet.
cLÉoPATRE, bas à un soldais désignant Emile.
Comment le trouves-tu, cet officier-là?