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TOUS

Morisseau !

MORISSEAU, à part.

Ils m'ont vu I

M"» VALDEN.

Que faisiez-vous donc là ?

MORISSEAU.

Moi? rien... je... j'attendais le déjeuner.

DELIGNY

Ah! tu nous écoutais !

JEAN, à part.

C'est comme moi quand je balle.

Il sort.

MORISSEAU.

Eh bien, oui, j'en conviens, c'est très-mal '♦.

• Dcligny, Mario, Morisseau.

*• Dcligny, Marie, Morisseau, M"". ValJcn.

MAGASIN THEATRAL

Chère petite femme, un ange de vertu. {A JUme yai. den.) Dites donc, la robe cerise, c'était à Marie.

M">« VALDEN.

Eh bien, je vous l'ai toujours dit.

MORISSEAU.

Vous? {A part.) Au fait, elle est sourde; elle ne peut pas se rappeler.

MARIE

Eh bien, regrettez- vous encore d'avoir épousé Louise?

I MORISSEAU.

I Oh Dieu! ce serait à refaire... {A part.) Me I mettre en tête des idées pareilles au moment où I elle s'occupe de moi. (// lit la lettre.) Je suis ud misérable! {Haut.) Tiens, Deligny, vois donc ce I qu elle m'écrit.

t MARIE, virement.

C'est inutile I

MORISSEAU.

Si, si, je veuï qu'on sache...

MARIE

Morisseau, arrêtez. (En ce moment Morisseau remet la lettre à Deligny. A part.) Tout est perdu.

DELIGNY

Comment ! c'est. . . c'est là l'écriture de ta femme i

MORISSEAU.

Oui, belle main, n'est-ce pas?

DELIGNY, bas à Marie.

Oh! Marie, vous me trompiez!

MARIE, de même.

II fallait sauver ma cousine, Morisseau nous écoutait.

DELIGNY, de même.

Quoi! vous saviez, et je n'ai pas compris! et tout cela n'était qu'un jeu!

MORISSEAU.

Eh bien! à quand la noce?

M^e VALDEN.

Quelle noce? »

MORISSEAU, gatment.

Ah! oui, toujours... {criant) la noce de mon ami Deligny avec...

M">e VALDEN.

Ah ! à propos ! Eh bien, cela peut s'arranger si vous êtes d'accord.

DELIGNY

Mais à peu près! [Basa Marie.) Je ne puis pas détromper Morisseau.

MORISSEAU, tendant la main à Marie.

Petite cousine, je vous invite pour la première contredanse.

MARIE, hdsitant.

Mais...

DELIGNY, bas à Marie.

Ne faut-il pas sauver votre chère Louise?

UORISSEAU.

Qu'est-ce que je dis donc? la première, c'est pour le mari. Petite cousine, je vous invite pour la seconde.

DELIGNT, bas à Marie qui hésite.

Un mot pour sa réputation, un mot pour mon bonheur.

VARIE, regardant Deligny et tendant la main à Morisseau, J'accepte.

HORISSEAU.

C'est pour le coup que j'ai faim... ça m'a repris.

ENSEMBLE

Air du Forgeron.

Allons, plus de crainte

Et plus de contrainte, Car nous savons la vérité' ;

Assez de tristesse,

Assez de de'lresse, Et reprenons notre gaîte'.

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