‹ Le Flagrant délit, comédievaudeville en un acteChapitre 30 sur 31 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

Les Mêmes, FABRICE, MINA, qui, pendant le chœur, paraissent à la porte du fond.* MULDORFF, les apercevant.

Ah! malheureux ! vous m’expliquerez...

MINA

Grâce, M. MuldofT! grâce! pour Fabrice et pour moi.

LE COMMISSAIRE

Éclairez l’autorité.

LORD HÉRISSON

Elle avait besoin d’éclairage , l’autorité.

MINA

M. le Commissaire, nous avions besoin, pour nous marier , Fabrice ct moi , de 500 florins. Comme l’occasion s’est présentée , nous avons cru pouvoir la saisir, ct nous avons accepté l’ar-

Clonldr. MuliluriT, Ftbmr, Miua, le Cdtuwisjauc, tard Iltii'suD, luH-ulj Uciiwn. *

► gent que nous offrait Milord pour le faire coucher ici.

Yès!

CLOTII.DE.

Eh bien ! M. Muldorfl !

MULDORFF.

Ma chère Clotilde , je suis un grand sot.

LORD HÉRISSON, à iadv Hérisson qui lui parle bas.

Oh ! yès !

MULDORFF.

Mais, menez-vous à ma place. Milord et Milady dans mon domicile conjugal.

CLOTILDE

Vous n’avez pas moins manqué de confiance envers moi ; mais je vous pardonne.

lord hérisson , riant.

Je comprenais , à cette heure ! vous êtes le propriétaire de votre chambre, de votre robe et de votre femme ? Oh ! oh! c’était... (Il cherche.) c’était ridicule.

mi ldorff, lut rendant son toupet.

Oui, Milord, comme vous de ce toupet.

(Lord Hérisson le prend et le met vivemeut dans sa poche. )

MINA

Madame nous laisscra-t-elle le loyer de l’appartement pour notre mariage ?

MULDORFF.

Ouest ect argent?

FABRICE

Le voilà , Monsieur ; nous ne l’eussions pas pris sans votre permission.

MULDORFF.

Reprenez le, Milord; un Allemand ne fhit jamais payer l’hospitalité qu’il donne.

LORD HÉRISSON

Je le laissais à la petite, pour le conjugaison, FABRICE.

Milord veut dire pour le cnnjungo.

LORD HÉRISSON

Conjungo, conjugaison, ce était parallèle.

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