‹ Le flatteur, comedie en cinq actes et en versChapitre 38 sur 86 · ACTE III , SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III , SCÈNE VII

FE H Vit.

Demeurez un instant et causons , je voüi prie.

RUSTAN, »p«*. }

Cachons-lui mon humeur- y, , , > ~

EERVLL , * part. i':

. » . •• - . Singeons Sà bMistjWrifeï

t En changeant de ton. )

Voulez- vous donc toujours vous éloiguer de moi?

hus+an , se contraignant.

Je ne vous en veux pas.

F E R V it.

Je suis de bonne foi ,

Aux hommes tels que vous j’aime à rendre justice-,.

Et suis , mon cher Rustan , tout à votre Service.

Qu’nne franche amitié s’établisse entre nous ,

J’ai commencé par être un soldat tel que vous.

RUSTAN

i Quoi , vous avez servi ? s

- FBRVIti. ■ ‘

J’ai fait une campagne»

RUSTAN, avec une ironie cachée.

Dans un état major ?

FERVIL.

Non pas î en Allemagne.

Je n’étais que soldat , et c’est avec plaisir Que toujours je rappelle un si doux souvenir.

Ce n’est que dans les camps qu’on voi t des cœurs sincères.

* RUSTAN

Les bons soldats toujours s’aiment comme des frères.

FERVIL.

Gaîment et sans envie on les voit partager wr'

Et les mêmes plaisirs , et le même danger ; • .

J)e leur vie exposée ils font un noble usage ,

Chacun donne et reçoit l’exemple du courage :

Quand le bruit du tambour les surprend endormis ,

Ün voit se réveiller tout un peuple d’amis. - . i

R U ST A N , virement. -,

Toujours prêts à s’aider , prêts à mourir ensemble.

FER VIL, imitant le ton de Rustan. ^ *

L’amour de la patrie au combat les rassemble , ,

Et bravant les périls , la guerre et sa fureur ,

Un seul mot les console... > > , .

RUSTAN, tou maigre' lui, rivement. • ...

Et ce mot c’est l'honneur.

• ' FERVIL.

Tant qu’il voit son drapeau, quel soldat peut se rendre ?

RUSTAN, de mime.

Il vit pour le garder , il meurt pour le défendre.

FERVIL, lui présentant la main, .

Touchez là. .

RUSTAN, lui louchant la main at faiiant U grimace en arrière.

■ ' Volontiers.

FER V| L , t part en souriant.

, Mon tableau l’a séduit.

RUSTAN, à part.

Cherchons à le flatter , Saint- Léon me l’a dit,

(Haut) r . ■ f.

le ne vous croyais pas cet esprit militaire, . ,

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