‹ Le flatteur, comedie en cinq actes et en versChapitre 51 sur 86 · ACTE III, SCÈNE XIII. S · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XIII. S

Si son père est déjà le bon ami du mien ,

Nous pouvons nous aimer ‘avant de nous connaître;

Nos pères sont amis , leurs cnfans doivent l'être. SAINT-HÈME.

Cette aimable réponse est un trait de bouté ,

Et que le meilleur cœur sans apprêt a dicté.

ROLAND

Pour moi , j’en suis ravi ; sans être embarrassée N’a-t-elle pas fort bien exprimé sa pensée ?

■ ( Il embrasse sa fille. ) - • >

M m *. ROLAND.

Voyez , le beau transport !

* V * • • 'oflBwL. '

Ce transport est charmant ,

Chez moi pareille scène arrive à tout moment.

Ma femme pour un rien quelquefois sc récrie ,

D’un seul mot de sa fille on la voit attendrie,

Et, bien loin de blâmer cet excès d’amitié,

Dans ses joyeux transports je me mets de moitié ;

Et je trouve toujours , quand ma raison murmure , Qu'une mère trop tendre est bieu dans la nature.

• Je suis même content lorsque je m’aperçoi Qu’elle aime ses enfans encore plds que moi.

Un bon pèré jamais n’a trop de bonhomie.

L A FLEUR

On va servir , monsieur.

S Al NT-1I È M E , donnant la maio à M“*. Roland et à ia fille.

Venez, ma chère amie.

(lia sortent. )

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