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catholique qui n'avait pas craint de s'y enrôler.
Il s'était confessé. Il ne s'agissait plus que de faire sa renonciation à la Francmaçonnerie devant deux témoins. Sa femme était avec une amie dans la cham- T^re voisine de celle où nous étions. Nous les prions de vouloir bien être les témoins de la renonciation. En entendant ce mot de renonciation^ la femme du malade (qui était protestante) nous quitte subitement et sort de la maison. Elle rentre au bout d'un moment. Elle était accompagnée d'un homme, qui, en nous apercevant, nous lança un regard difficile à oublier.
Nous étions en face du Vénérable de la Loge dont faisait. partie notre pauvre malade. Il n'avait pas craint de décliner sa qualité.
La femme redoutait de perdre les cinq cent dollars que la Maçonnerie devait lui payer à la mort de son mari. Elle était allée chercher du secours.
Le malade faiblissait. Il avait perdu l'usage de la parole.
Le Vénérable, s'approchant de son lit, Ini demande, à voix très liante : " X . . . ,
Vonlez-vons monrir catholiqne ? Von-
lez-vons abandonner là Franc-maçonnerie?...."
A notre stnpeur, après quelques hochements de tête presque insaisissables, le malade, dans une effort suprême, se met à faire, de la main, des signes maçonniques au Vénérable, qui lui répond de même.
Puis, léthargie complète jusqu'à la mort, qui arriva peu de temps après.
Que s'était-il passé entre ces deux hommes?
Le lendemain, nous avions la douleur de voir passer le cortège des francs-maçons qui s'en allaient enterrer comme un chien celui pour qui nous avions espéré la sépulture chrétienne.
Depuis ce jour, nous sommes plus froid quand nous entendons discourir sur la tolérance des francs-maçons américains (^).
(i) Ce que nous venons de dijre de la Franc-maçonnerie américaine peut s'affirmer également — eu pra-
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tique — de toutes les sociétés secrètes qui sont la plaie des Etats-Unis et principalement des trois qui sont formellement condamnées par TEglise: The Odd Fellows, The Knights of Pythias, The Sons of Temperance. Elles finissent toujours par éloigner de la pratique de sa religion le catholique qui a le malheur d'en faire partie.