SCÈNE Vil
Les Mêmes, JACQUEMIN.
JANIK, apercevant Jacquemin qui entre.
C'est lui.
LEGOËZ, courant vers Jacquemin.
Mon petit gas, mon Pierre, Mon enlknt!
MAIUE-ANNE, stupéfaite.
Dieu !
JACQUEMIN, ne sachant que dire.
Mais...
M A R I E - A N N E , bas, à Jacquemin .
Tant pis! Dites comme lui.
LEGOËZ, à Jacquemin.
Mais embrasse -moi donc. Je suis Ion grdnd-i)ère.
JACgUEMIN, en héBitant.
Oui, Grand-père.
LEGOËZ, après l'avoir luiiguement embrassé.
Et tu n'as pas oublié, j'imagine, La petite Janik, ta cousine?
Il le pousse vers elle.
JACQUEMIN, prenant la main qu'elle lui tend.
Cousine. . .
LEGOËZ, le voyant tout interdit.
Dame, quand tu partis, vous n'étiez pas bien grands L'un ni l'autre, hein ? Toi, dix ans ; elle, quatre ans. On pousse. On change. A peine on peut se reconnaîti e. Comme te voilà dru ! Viens près de la fenêtre. Viens, petit, qu'à loisir je te regarde mieux.
Il l'y conduit et le considère.
C'est qu'à présent, sais-tu, je n'ai plus de bons yeux. Tout de même, c'est bien mon gas, fils de vrais hommes. A vingt-cinq ans, ma bru, voilà comme nous sommes, Nous autres !... Seulement, tu n'es pas bien hardi. Tu ne dis rien.
MARIE-ANNE
Il est un peu comme étourdi.
Son arrivée. Et puis...