‹ Le Foie MobileChapitre 21 sur 29 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

A. — Foies mobiles vrais.

OsservarTion [. — Aépatoptose. — Hépatopexie. Guérison.

Lucas CuampronnrERE (cité par Gueniot), Gazette des hôpitaux, 1e' avril 1897.

X..., âgée de 35 ans, entre à l'hôpital Beaujon, service du D' Lucas-Championnière, le 25 juin 1895. Elle n’a jamais eu de. maladies sérieuses et est ordinairement bien réglée.

Elle a eu trois enfants, il y a quinze ans, treize ans et cinq ans. Au mois de novembre 1894, à la suite du port d'une lourde charge, elle éprouva un malaise, une sensation d'étouffement, une douleur dans le ventre et elle se trouva forcée de supprimer le corset. Puis, le 20 novembre, le malaise augmente, la malade reste au lit une huitaine de jours.

Depuis lors, elle est sujette à une oh fréquente, elle éprouve de la pesanteur dans le ventre, surtout dans la station debout et la marche, moins lorsqu'elle est couchée. Elle supporte très bien et sans douleurs les aliments. Elle explique fort bien que la douleur du creux épigastrique présente le caractère d’un tiraillement et donne l’idée d’un organe qui pèse. De plus, très intelhgente et traduisant très nettement ses sensations, elle déclare qu'elle éprouve un tiraillement en arrière du sternum et

jusqu'à la base du cou.

L'examen du ventre montre un prolapsus pariéto-viscéral de l'abdomen, typique, un ventre pendant dans la station debout et couvert de vergetures avec une éventration de la ligne blanche. La palpation permet de saisir le bord antérieur du foie très abaissé, entre les quatre derniers doigts enfoncés sous le foie à travers la paroi abdominale flasque et dépressible et d'autre part le pouce s'appuyant sur la face antérieure de l'organe.

Le foie descend bien au-dessous des fausses côtes, son lobe droit arrive en pleine fosse iliaque. L’organe est en même temps mobile et susceptible de déplacements très sensibles qui se produisent au cours même de l'examen et empêchent de tracer son contour sur la paroi.

M. Lucas-Championnière pratiqua l'hépatopexie le 26 juillet.

Laparotomie médiane, longue incision sus et sous-ombilicale. On ne peut réduire complètement le foie dans l'hypocondre, le cacher sous les côtes à son niveau normal, comme si le diaphragme abaissé y eût fait opposition. Neuf fils de catgut servirent à fixer le foie, quatre pour le lobe droit, trois pour le lobe gauche; les deux’autres furent passés dans le ligament suspenseur de manière à le soulever et à le fixer à la paroi.

C'est le bord antérieur du foie bien entendu qui est fixé à la paroi abdominale.

On touche, à l'aide d'une éponge, trempée dans une solution phéniquée forte (1/20), la surface péritonéale et hépatique.

Suites opératoires normales.

La malade, revue quelques semaines après l'opération, était en bon état; les troubles douloureux avaient disparu.

La malade est revue le 1** mai 1897, son état est excellent, tous les phénomènes douloureux ont disparu, le foie est demeuré en place.

OBsEervArION II (résumée). — Hépatoptose.

FamiLranT, 1895.

Femme de 34 ans, six grossesses, pas d'antécédents, sauf des

Gr. —

accès répétés de fièvre palustre; la malade n’a jamais porté de corset. Depuis un an environ, la malade ressent des douleurs abdominales, les digestions sont lentes et pénibles, la constipation opmiâtre. La paroi abdominale est flasque, très relâchée, elle tombe en avant dans la station debout. A droite de l'ombilic, on note un corps assez ferme, volumineux. Sa limite supérieure dépasse de deux travers de doigt l'ombilic; sa limite inférieure, qui est constituée par un bord tranchant assez net, arrive jusqu'à la région inguinale. Lorsque la malade est couchée sur le dos, la paroi abdominale est moins pendante, les limites du corps ferme remontant un peu en haut, on peut passer le bout des doigts entre le bord inférieur de cette tumeur et l’aine. Grâce à cette manœuvre, on peut percevoir sur le bord inférieur de la tumeur une échancrure rappelant l'incisure interlobulaire. Rien à signaler aux autres appareils.

Le diagnostic porté est hépatoptose.

OBservarTiON III. — Hépatoptose. Les Pseudo-lithiase biliaire. TE

Goparr, Policlinique, Bruxelles, 1897.

Me TL, Étude depuis deux ans.

À cette époque, brusquement elle a été prise de douleurs dans l’hypocondre droit, crise qui a duré environ une heure et demie. Ces phénomènes se sont répétés quatre” fois pendant le premier mois, mais cependant moins forts, puis les intervalles ont été plus longs: de deux à trois semaines environ.

Le début de l'accès est caractérisé par une douleur dans le dos, celle-ci est bientôt suivie d’une constriction en ceinture et la

douleur finit par se concentrer à l'épigastre.

Au début, la crise finissait brusquement, plus tard, après chaque accès, persistait une douleur sourde et la dernière fois la

douleur avait été telle que, le lendemain, la malade éprouvait

encore de la difficulté à manger. Jamais on n’a pu observer d'ictère après les accès.

Comme autres phénomènes à noter, de la constipation opiniâtre, des douleurs dans la nuque, et une résistance à la fatigue beaucoup moindre qu'auparavant, au point même qu'elle ne monte plus les escaliers qu'avec peine.

Le sommeil laisse aussi beaucoup à désirer, ses nuits sont généralement terminées vers deux heures du matin.

Comme commémoratifs, la malade nous dit avoir toujours joui d'une bonne santé avant ces dernières années ; son estomac

était excellent et sans des vapeurs et des palpitations dont elle se plaint depuis quelque dix ans, elle n'aurait jamais songé à sa santé.

Elle a eu huit enfants et deux fausses couches.

L'examen objectif nous montre une femme d'apparence encore jeune malgré ses 53 ans; le cœur et les organes thoraciques sont normaux. Le ventre est mou, dépressible, couvert de nombreuses vergetures et l’on constate tous les signes de l'entéroptose. Le foie dépasse de trois travers de doigt les fausses côtes, mais la percussion dénote une sonorité très nette sur la plus grande partie de l'aire hépatique, tellement que la matité du foie occupe à peine deux travers de doigt de la cage thoracique sur la ligne mamillaire et deux et demi sur la ligne axillaire. En présence de ces constatations, je n'hésitai pas à porter le diagnostic de splanchnoptose généralisée et à rejeter le diagnostic de lithiase biliaire auquel son médecin avait songé tout d'abord.

D'accord avec ce dernier, je fis porter à la malade une sangle hypogastrique de Glénard et depuis cette époque, c'est-à-dire

depuis environ quinze mois, la malade n'a plus eu d'accès tels que ceux décrits plus haut.

OBservaTION IV. — Hépatoptose. — ‘Pseudo-lithiase biliaire.

Goparr, Policlinique, Bruxelles, 1893.

Me V.., âgée de 39 ans, se plaint depuis quatre ou cinq

ans de douléurs dans l'estomac en forme de crampes qui irradient dans le dos et les flancs. Ces douleurs présentent de grandes intermittences et les intervalles de bien-être dépassent les périodes pendant lesquelles la malade souffre. Dans ces mauvais moments, la douleur persiste toute la journée dans le dos, elle est parfois si intense qu'on ne peut la calmer que par la morphine. Les fatigues forment la cause occasionnelle la plus fréquente de ces accès.

Il existe de l'inappétence, mais les repas ne sont pas suivis de phénomènes particuliers, la constipation est souvent opiniâtre. La malade a beaucoup maigri, souffre de palpitations fréquentes et se plaint de ne plus pouvoir dormir. Elle peut se coucher sur le dos et le côté droit, mais elle ne peut supporter le décubitus sur le côté gauche qui la fait souffrir. A noter en outre de l’en- gourdissement fréquent aux pieds et aux mains; souvent une = sensation de froid aux pieds.

Æ Pas d'antécédents du côté des organes génitaux ; la malade a eu 13 enfants.

NE L'examen objectif permet de constater que le ventre est très flasque, couvert de nombreuses vergetures. La palpation profonde 2 permet de faire constater dans le flanc droit une masse profonde que l'on peut faire mouvoir assez facilement. On délimite profondément le bord du foie à deux bons travers de doigt au-dessous 74 du rebord costal. La limite supérieure du foie est abaissée au point que l'aire de matité occupe tout au plus deux travers de doigt de la cage thoracique sur la ligne mamillaire.

* La ligne de percussion supérieure est à la huitième côte sur PRE À ligne mamillaire, à la dixième sur la ligne axillaire, à la me ; septième sur la ligne parasternale ; sur la ligne médiane elle atteint la pointe du sternum. En déplaçant la malade les limites

changent beaucoup. On ne sent pas de rein mobile.

Diagnostic. — Foie mobile, pseudo-lithiase.

| 2 Traitement. — Port d'une ceinture abdominale et traitement Éé ge à Sénat ‘de l'entéroptose. ALE ON

La malade n'a pas étérevue depuis in application du traitement.

op

OgservarTion V (résumée). — Hépatoptose. — Hépatopexte.

Guérison.

Franke, Centralblatt für chirurgie, 1896.

Femme de 23 ans. Depuis un an la malade se plaint de douleurs variables dans la cavité abdominale. Elle sent en même temps une tumeur qui se déplace dans son ventre. A la palpation on sent au-dessous des côtes une tumeur du volume du poing très mobile. On porte le diagnostic de rein mobile malade et on décide de faire une néphropexie. Incision lombaire à cet effet, mais on reconnaît l'erreur de diagnostic, le rein étant normalement placé. On reconnaît qu'il s'agit du foie et on pratique la laparotomie. On incise la paroi abdominale parallèlement au rebord costal. On trouve le foie abaissé dans sa totalité et mobile. On replace le foie dans sa position normale et on le fixe à la paroi abdominale par neuf fils de catgut placés à environ un centimètre et demi du bord antérieur. La malade quitte l'hôpital un mois après l’opération, le foie est en position normale, les dou-

leurs ont disparu.

OgservarTion VI (résumée).

MÊME AUTEUR

Femme de Ar ans, présentant des douleurs abdominales avec perte d'appétit, malaises, vomissements, diarrhée, douleurs stomacales, amaigrissement. La palpation permet de reconnaître dans l'hypocondre droit une tumeur mobile; on porte le diagnostic de rein mobile et l'on pratique une néphropexie. Suites opératoires normales, mais les mêmes phénomènes douloureux réapparurent. On trouve toujours dans le côté droit une grosse tumeur mobile. Cette fois on porte le diagnostic de foie mobile.

On pratique une laparotomie et on incise la paroi abdominale

Aer parallèlement au rebord costal. Le foie était abaissé dans sa totalité et présentait en plus un lobe étranglé, gros comme le poing, très mobile et rattaché au lobe droit. On éprouve quelque difficulté pour réduire le foie dans sa position. On suture le lobe étranglé au bord supérieur de la plaie par cinq sutures, on fixe également le lobe gauche par trois ou quatre sutures. Suites opé-

ratoires normales. Guérison complète ayant persisté jusqu'à ce jour.

Osservarion VII (résumée). — Hépatoptose. — Hépatopexie. Mort par péritonite aiguë.

Descuin, Annales de la Société de médecine d'Anvers, 1892.

Femme de 23 ans, souffre depuis deux ou trois années de douleurs dans le flanc et l'hypocondre droits. Ces douleurs sont devenues intolérables au point que la malade menace d’attenter à ses Jours. Foie mobile. Laparotomie, on se propose de fixer la capsule du foie au péritoine pariétal et de raccourcir le ligament

falciforme. Des accidents chloroformiques éclatèrent, et on

referma au plus vite le ventre en fixant tant bien que mal le foie à la paroi. Mort par péritonite aiguë.

Osservarion VIII (résumée). — Hépatoptose. — Hépatopexie avec reconstitution de la paroi abdominale. — Guérison. | Het ÿ

Dspace. Bruxelles, 1893.

Femme de 67 ans, présentant depuis plusieurs années des crises douloureuses abdominales s’accompagnant de subictère et de vomissements. Au dire de la malade, elle ne peut plus tra- - vailler depuis près de 20 ans à cause de ses douleurs.

Lef foie est abaissé, son bord inférieur arrive presque jusqu ‘au niveau u de épine iliaque antérieure et supérieure. La ot abdo- minale est très relâchée.

DuoverNoy. ; 5

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Incision de la paroi abdominale suivant un procédé spécial à l’auteur. (Voir traitement).

Le ligament ombilical est suturé dans l'angle supérieur de la plaie abdominale de manière à le raccourcir fortement. Les bords de l'incision cutanée réunis lui donnent la forme d'un 7.

Suites opératoires normales.

La malade est revue le 1° mai 1806. Elle n'a plus ressenti la moindre douleur, elle travaille actuellement sans éprouver la moindre douleur; son état général est excellent.

À l'examen le ventre est arrondi, légèrement proéminent; il n'y a pas trace d'éventration. A la palpation on parvient à sentir le bord inférieur du foie, qui est situé à deux ou trois travers de doigt plus bas que normalement. En haut, la matité absolue se

limite à la huitième côte sur la ligne mamillaire.

OgservarTion IX (résumée). — Hépatoptose. — Eventration. — Hépatopexie ‘et réfection de la paroi. — Gué- TiSOn.

MÊME AUTEUR

Femme de 36 ans, souffre depuis longtemps de douleurs très vives dans l'abdomen. Troubles digestifs consistant en digestions lentes et pénibles, constipation opiniâtre, subictère. Eventration abdominale, paroi flasque et relàchée. On sent dans la partie droite de l'abdomen une tumeur mobile dont le bord inférieur, qu'on reconnaît pour le bord postérieur du foie, descend jusque dans la fosse iliaque.

Mème intervention que dans l'observation précédente. Suites opératoires normales. à |

La malade, revue en 1896, n'a plus jamais éprouvé de douleurs, tandis qu'avant l'opération elle avait la main constamment ‘portée à la région hépatique, tant ses souffrances étaient fortes. Les digestions se font d'une façon normale. Le ventre est un peu proéminent, la peau tendue, il n'y a pas trace d'éventration,

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— Le foie dans son ensemble est situé plus bas que normalement, __ mais sa direction est normale. On ne sent plus la tumeur farmee

44e par son bord PostHieur, SE: For Osservarion X. — ZLuration complète du foie et du rein droit. — Fixation des deux organes au moyen d'un sac RS { péritonéal artificiel. — Guérison.

LE ETS Qu RARE a Dr as Péan, Congrès dé Me 1896. EE ; :

ET TE RUE Mere

Femme de 29 ans, réglée à 15 ans, mariée à 21 ans, deux enfants bien portants. — SENTE La malade se plaint depuis deux ans de douleurs abdominales | très intenses, de troubles digestifs allant j jusqu'aux vomissements | 5, et. de désordres du côté des voies urinaires. Ces douleurs ont PRÉC Re attiré r attention de plusieurs confrères du côté de la fosse iliaque SR Vers bien que celle-ci soit en partie masquée par le muscle droit ‘antérieur de l'abdomen, séparé de son congénère par une évention, pes possible, mais non sans We mettre Je soins,

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cas, en effet, le portion latérale du péritoine pariétal tend à s'écarter de plus en plus des muscles, et il est facile de la reporter en dedans avec le doigt, en la décollant un peu dans la direction du rein, Chez notre malade il n'en est pas ainsi, la tumeur mobile n'est pas extra-péritonéale; elle est manifestement placée à l'intérieur de la séreuse, bien qu'elle simule un rein hypertrophié, et une fenêtre pratiquée dans la séreuse est nécessaire pour compléter le diagnostic. Je vois aussitôt que c'est le foie lui-même qui a refouléle feuillet péritonéal en dehors, beaucoup plus qu'à l'état normal, et qu'il est mobile au point qu'on peut à volonté le faire descendre dans le bassin ou le remonter sous les côtes. Quant au rein lui-même, il est impossible de savoir à ce moment où il est situé. En déprimant la portion supérieure de la tumeur, Je reconnais que c'est la face supérieure du foie qui est descendue dans le bassin, que la veine cave est repliée sur elle-même, que le ligament suspenseur est très allongé, vascularisé, et qu'il est complètement impossible de voir la face inférieure de la: vésicule biliaire et ses canaux excréteurs. En la relevant jusqu'à la remonter sous les côtes, la face inférieure du foie se trouve comme déplissée et on voit apparaître la vésicule et ses canaux, de couleur blanchâtre, remplis d'un liquide peu coloré, reprenant aisément leur position normale. Dans leur ensemble, tous ces organes sont plutôt de volume moindre qu'à l'état normal ; à coup sûr, il n'y a pas trace d’hypertrophie pour expliquer la chute du viscère. La réduction du foie opérée, 1l s'agissait de la maintenir. Tout d'abord je fais soutenir le foie par la main d'un aide et je renonce à le transfixer avec des fils de soie, comme Je l'ai souvent fait pour des déplacements de petits lobes hépatiques ou dans les cas d’excision partielle de la glande, quand il s'agissait d'hémorragies que ne pouvaient arrêter ni le pincement ni les cautérisations. En rattachant le foie aux côtes, on a pu, il est vrai, obtenir une bonne hémostase et des adhérences solides, mais pour un déplacement aussi considérable que celui que nous avons sous les yeux, il faudrait transfixer profondément toute la masse du viscère sur plusieurs points et s'exposer ainsi à produire de

EAN de 0 UNE TT. ER FN ie EN 2: euU'E -d Prra

graves désordres. Je pense que le mieux est de créer au-dessous du foie une cloison séreuse artificielle, transversale, d'une longueur suflisante pour prévenir tout déplacement ultérieur. J'y : parviens sans difficulté, en adossant immédiatement au-dessous k de l'organe réduit, le feuillet pariétal antérieur du péritoine avec son feuillet postéro-latéral, au moyen de fils de soie à anses séparées, comprenant les séreuses et partout où cela est possible £ une certaine épaisseur de tissu fibro-celluleux ou fibreux. Je renforce ensuite cette suture par un surjet de catgut.

Ainsi se trouve formé un plancher solide, séparant complète- | ment la nouvelle loge hépatique du reste de la grande séreuse et e- ne gênant en rien le bon fonctionnement des canaux biliaires. Le __ cloisonnement artificiel a été d'autant plus facile à établir que la glande hépatique, en se luxant dans le bassin, avait repoussé de-

= 7 vant elle le côlon ascendant et le côlon transverse de droite à gauche et qu'elle avait largement dilaté toute las séreuse du côté. " » latéral droit de l’ abdomen. : FA. ee A

Bien entendu, les aiguilles et les fils qui ont servi aux sutures |

ont étéypassés par l'ouverture faite au péritoine au niveau de

A fipoisidn abdominale ; cela nous permet de refermer ensuite la

ne péritonéale par un nouveau surjet de catgut et d' intercepter

“toute communication de sa cavité avec l'extérieur. Ps

On recherche ensuite le rein droit qu'on trouve au devant de. À re la première vertèbre sacrée ; réduction facile du rein dans sa po- __sition normale et création au-dessous de son extrémité inférieure d'un sac de soutien séro- fibro- musculeux fait en IDOSOn le mus- à : UE cle transverse. verticalement et en reliant, par des Sutures de soie € à anses séparées et par des surjets de catgut, la face profonde du (SE de ne Pi déje à décolle aux bords sectionnés de l'aponé-

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à la partie inférieure et déclive de la plaie est retiré le douzième . jour; la suppuration, qui est abondante les premiers Jours, est presque tarie le vingtième.

Mais à ce moment, je vois, à ma grande surprise, apparaître une fistule urinaire (néphro-cutanée) due au passage d'un fil de soie qui m'a servi à transfixer le rein, et qui donne jusqu'à un demi-litre d'urine dans les vingt-quatre heures. |

Grâce à quelques cautérisations au nitrate d’argent, cet écoulement disparaît au bout d’un mois. Depuis cette époque la maladé est complètement guérie.

OgservaTion XI (résumée). — Hepatoptose. — Hépatopexie. Guérison.

Areizza, Rivisla di medicina y cirurgica pratica, juillet 1896.

Femme de 20 ans, présentant une tumeur hépatique énorme située dans l’hypocondre droit, lisse, mobile avec crises douloureuses, vomissements et ictère. On porte le diagnostic de kyste hydatique du foie et on décide de faire une laparotomie.

Le ventre étant ouvert, on trouve un foie normal mais mobile, on le fixe à la paroi abdominale avec quatre fils de soie. Cautérisation des organes au thermocautère pour obtenir de solides adhérences.

La malade revue cinq ans après l'opération est en bon état et le foie est demeuré fixé en place.

Osservarion XII (résumée). — Hépatoptose. — Néphroptose. Hépatopexie. — Néphropexie.

Trèves, British niedical Journal, 1896.

Jeune fille de 22 ans, dont on relève dans les antécédents un ulcère de l'estomac, il y a six ans ; néphroptose du rein droit, pour laquelle on la traita par le massage et un régime, puis on fit, en 1891, une néphropexie,

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