‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 129 sur 503 · Académie d' Archéologie de Belgique , t. II, p · texte numérisé non relu

Académie d' Archéologie de Belgique , t. II, p

4. Révérend du Mesnil. La pierre à écuelle du Suc. Lyon, 1880, in-8 p. 15.

424 LES ÉGLISES

du haut du rocher de Saint-Job sur le coteau voisin ; la chapelle de Saint-Abraham indique le lieu où son coursier toucha terre *. Les Sarrasins ayant surpris une sainte femme nommée Olive, qui se bai gnait près d’Etretat, tentèrent de l’emmener ; elle fit vœu de bâtir une église près du rivage si elle évitait la captivité ; presque aussitôt une tempête repoussa leurs vaisseaux au large1 2.

D’autres constructions attestent la reconnaissance de services rendus : Un voyageur qui traversait la forêt de Montauban (Ille-et-Vilaine) mourant de soif et épuisé de fatigue, se mit à genoux et implora la Vierge ; quand il se releva, il vit couler une source à laquelle il se désaltéra, et promit s'il devenait riche, de faire bâtir une chapelle ; la fortune l’ayant favorisé, il construisit celle de Notre-Dame de Lannelou. La chapelle de Notre-Dame de Miséricorde à Sautron (Loire Inférieure) fut élevée à la place où fut tué un serpent qui dévorait les voyageurs 3. L'église paroissiale de Jumièges fut dédiée à saint Valentin, parce que les reliques de ce bienheureux ayant été portées par lesmoines à travers le pays que les rats dévastaient, tous les rongeurs se rassemblèrent et allèrent se noyer dans la Seine4 5.

Page 1