I. Lucie de V. U. iu Rev. des Trad. pop. t, XIX p
J. J. B. Ihiers. Traité des Sup. t. U, p. 164 ; C. de Mensiguac. Sup. de la Gironde p. 39.
3. J. Lecœur. Esquisses du Bocage, t. II, p. 337 ; B. Souché. Croyances p 5- Chapiseau. Le F. L de la Beauce, t. IJ, p. 12 ; Paul Sébillot. Coutumes, p. 18 ,! Laisnel de la Salle, Croy. du Centre, t. Il, p. 9-10.
4. J. M. Noguès. Mœurs d'autrefois, p. 23 ; B. Souché. Croyances , p 5
5- p®“1 Seblllot Coutumes, p. 18 ; Laisnel de la Salle. Croyances du Centre t IL p. 90 ; Chapiseau Le F.-L. de la Beauce t. II, p. 12 ; E. Lemarié. Fariboles saintonyheoises, p. 100.
p 29 J' J' Ghristillin- Dans la Valiaise, p. 281 ; E. Monseur. Le Folklore wallon ,
LES ÉGLISES
de leur réussite, et lorsqu’elles se traduisent par des actes facdement visibles, ils ont soin de choisir pour les pratiquer le moment où les églises sont désertes. On peut ajouter qu’elles se font assez souvent dans les chapelles isolées, où l’opérateur risque peu d'être troublé. C’est ce qui explique pourquoi les traités de superstitions rédigés par des ecclésiastiques en mentionnent seulement quelques-unes, soit que leurs auteurs les aient ignorées, soit qu’ils aient fermé volontairement les yeux sur celles que recouvrait un vernis chrétien et que 1 accoutumance les empêchait, peut-être de remarquer. On en relève aussi moins qu’on ne serait tenté de le supposer dans les œuvres des traditionnistes ; la plupart du temps elles s’y rencontrent comme par hasard, et jusqu’à présent elles n’ont pas fait l'objet d’une enquête spéciale et systématique. Ce qui a été recueilli suffit pourtant à montrer la vitalité de plusieurs survivances ou de parallèles des cultes primitits.
La série des vaines observances et des pratiques hétérodoxes commence dès qu’on a franchi le seuil du temple, elle se poursuit à travers ses diverses parties, même les plus sacrées, et s’attache à presque tous les objets que l’on peut désigner sous le nom de mobilier sacerdotal.
D’après une croyance très répandue, si en entrant pour la première fois dans une église on f irme trois vœux, 1 un deux sera sûrement exaucé ; dans la Nièvre la condition essentielle est d’en faire trois, ni plus ni moins1. La première visite confère aussi une valeur particulière à l’eau des bénitiers: en Poitou, les mains qui y ont été lavées sont préservées de la transpiration ; dans la Gironde les taches de rousseur qui en ont été ablutionnées s’effacent, pourvu que l’on ait soin de ne pas les essuyer ; au pays de Liège on se débarrasse des verrues en plongeant la main dans le bénitier, et en partant sans se retourner après avoir dit: Tins ! volo po l'ci qui vinret après mi! En Anjou les maladies de peau disparaissent si on les lave avec de 1 eau prise dans le bénitier de trois églises où le patient ne soit jamais entré, et il doit rester dehors pendant que la personne qui l’accompagne va puiser l’eau nécessaire à la lotion
La condition de la première visite n’est pas toujours requise . en Haute-Bretagne, il suffît pour se guérir d’un panaris de le tremper dans le bénitier de l’église paroissiale, et de faire avec le doigt malade sept signes de croix dans la terre du cimetière. En Saintonge, on se délivrait de la fièvre en prenant une bonne lampée dans le bénitier la veille de Pâques ou de la Pentecôte. Au XVIIIe siècle le malade après
1. B. Souché. Croyances , p. 23; E. Vaugeois, m Rev. des Trad pop t.
XV, p. 190 (Loire-Inférieure) ; H. Le Carguet, ibid., t. XX, p. 193 (Finistère) , M
Paul Sébillot, ibid., t. V, p. 229 (Nièvre). . „ . c
2 R M. Lacuve, in Rev. des Trad. pop., t. XXI, p. 201 ; G. de Mensignac. Sup.
de la Gironde , p. 163 ; Aug. llock. Croyances et remèdes , p. 215: Queruau-Latnene, in Rev. des Trad. pop., t. XXI, p. 306.