‹ Le folk-lore de France (volume 3)Chapitre 120 sur 506 · Léo Desaivre. Croyances, etc., p · texte numérisé non relu

Léo Desaivre. Croyances, etc., p

5. Léo Desaivre. Croyances, etc., p. 9; E. Rolland. Faune pop., t. IV, p. 195.

6. Spalikowski. Paysages normands, p. 44; H. Le Carguet, in Rev. des Trad. pop., t. XIX, p. 199; Henry Boguet. Discours des Sorciers, ch. XXXV. Fr. Daleau. Trad. de la Gironde, p. 4<0 ; B. Souché. Croyances, p. 31.

7. E. Rolland, 1. c., t. V, p. 169; B. Souché. Croyances , etc., p. 31.

être faite dans du poiré ou du vin blanc, et il fallait la prendre à jeun; en Lorraine, on la jetait dans un demi-setier de vin rouge que le malade atteint de coliques buvait tiède ; au XVIe siècle la fiente de pourceau fricassée avec un peu de beurre et donnée au patient, arrêtait le crachement de sang. Dans le Morvan on traite les brûlures par l’application de bouse de vache fraîche qui, en Haute-Bretagne, est mise sur la gorge de ceux qui en souffrent ; en Lorraine les emplâtres de crottes de brebis guérissent toutes sortes de verrues ou

de clous 1 .

Les poils de certaines espèces possèdent diverses vertus thérapeutiques. Suivant une opinion ancienne la morsure du chien se guérit avec son poil appliqué sur la plaie ; l’allusion de Rabelais : Reprendrat-il de ce poil du chien qui le mordit? montre la popularité de cette croyance. Elle s’appliquait même à celui des chiens hydrophobes ; mis en cendre et bu avec du vin, il pouvait guérir un enragé, et empêcher qu’il n’enrage, ce venin pris le dernier chassait le premier. Dans les Ardennes, pour dissiper la colique, il suffit de mettre des poils de baudet en croix sur le ventre, au moment où les souffrances sont les plus vives ; mais il faut que l’animal ait au moins vingt ans, et qu’il n’ait jamais reçu de coups de bâton. Dans la Mayenne, on empêche les enfants de baver trop abondamment, en leur faisant baiser le dos d’une ânesse dont le poil est rayé de deux traits de couleur foncée formant une croix. La laine du mouton apaisait les douleurs ou tumeurs de la partie sur laquelle on l’appliquait, moyennant qu’elle n’eût été blessée ou touchée des dents du loup ; car elle produisait

alors l’efîet contraire 2. .

On relève aussi l’emploi des parties solides du pied de quelques bêtes : Dans les Vosges, pour rafermir les dents qui se déchaussent, on frotte les gencives avec un onguent composé de miel et de corne de pied de bœuf brûlée ; même seule, pourvu quelle ait été calcinée, elle constitue un puissant vermifuge; celle du porc, desséchée et réduite en poudre, est souveraine contre les coliques et les tranchées de toute sorte. Au XVIe siècle, l’ongle de l’âne brûlé et pulvérisé guérissait le mal Saint-Jean *.

1 Fouquet). Recueil de Recettes choisies. Villefranche, 1665, m 12, p. 126;

F. Pluquet. Contes de Bayeux ; L. du Bois. Recherches sur la Normandie, p. 349 Spolikawki : Paysages normands, p. 45 ; L.-F. Sauvé. Le F.-L. desHautes-osg p. 272; Dr. Bidault. Sup. médicales du Morvan, p. 28 ; Maison rustique , 1597, . ,

Ch2. F^Plùquet icon/w’de Bayeux, p. 39 ; Alfred Harou, in Rev. des Trad., pop., t XVII p 372; Rabelais. Pantagruel, liv . V. Prologue ; Guillaume Bouche . ere s, p. 215 ; A. Meyrac. Trad. des Ardennes, p. 180 ; Ch. Bellier-Duuiaine, m Rev. des Trad vov . t. XIV, p. 245; Maison rustique, 1597, 1. I, ch. XXIV.

3. L.-F. Sauvé. Le F.-L. des Vosges , p. 38, 271 ; Maison rustique , 1597, 1. I, ch. XXIX.

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