‹ Le folk-lore de France (volume 3)Chapitre 142 sur 506 · CONTES DIVERS · texte numérisé non relu

CONTES DIVERS

m’a été fait en Haute-Bretagne, il y a une vingtaine d’années, et que je n’ai pas publié.

Un conte, populaire au XVIe siècle et sans doute avant, racontait qu’un moine ayant été appelé par son seigneur pour confesser un chien qui mourait de vieillesse, fit sortir tout le monde, et lui prenant l’oreille, dans un bâton fendu, lui pose diverses questions auxquelles le chien répond : Ouan ! ouan ! En Haute-Bretagne, un vicaire appelé aussi à confesser une chienne, emprunte deux alênes, les lui enfonce dans la chair en lui posant chaque fois une interrogation, et celle-ci répond: houoh! houoh ! et c’est ainsi qu'il lui fait approuver un don de plusieurs milliers de francs, aux pauvres et à lui-même1.

Le proverbe : Il est comme le chien du jardinier qui ne mange pas de choux, mais qui ne veut pas que les autres en mangent, s’applique à un envieux, et il est fondé sur un petit conte dont un parallèle était connu au XIIIe siècle :

Li samble par droite raison Le chien, qui garde le mulon Enrni le pré ; et il avient Que por mangier à ce fain vient La vache seule. Li chien sait Contre la vache ; si l’assalt Et chace loing. Tex est li chiens :

Il ne lairoït pour nuis riens Mangier la vache, qui a fain ;

N’il ne puet mangier du fain.

Tel est la vie au losangier2.

1. Béroalde de Verville. Le Moyen de parvenir, p. 328-329; Paul Sébillot, in Rev. des Trad. pop., t. XI, p. 392-393.

2. Leroux. Dict. comique ; Raoul de Houdanc. Des eles de cortoisie, p. 149.

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