‹ Le folk-lore de France (volume 3)Chapitre 303 sur 506 · LA MÉDECINE · texte numérisé non relu

LA MÉDECINE

celle de Haute-Bretagne :

Parvole (bis)

Si tu m'aimes, que tu t’envoles ! 1

En Languedoc on balance le papillon en lui disant :

Parpulhon , moun bon ami ,

Parpal/ion, marida-te.

Ounte te maridarai,

Aid ou alai ?

Papillon, mon bon ami — Papillon, marie-toi. — Où te marierai-je — Ici ou là. Lorsqu’on le laisse échapper il donne la réponse en allant du côté où il lui plaît “.

A La Rochelle, les enfants chantent, en tourmentant le grillon avec un brin d’herbe pour le faire sortir de son trou.

Grelet, grelet, sors de ton creux,

Le serpent va manger tes œufs.

En le serrant entre leurs doigts, ils lui disent : Seyin, seyin (scieur) quand me feras-tu mes souliers? — Lindi, répond l’insecte3. En Haute- Bretagne, ils retournent les scarabées avec un brin de paille en leur adressant une rimette. Dans nombre de pays, ils crachent sur les bouziers, en prononçant une formule, qui tantôt est une sorte de conjuration (cf. p. 302) tantôt une invitation à donner du sang rouge en échange de sang blanc (crachat) ou devin blanc4. En Beauce, ils arrachent la tête du cerf-volant, qui survit longtemps à ce supplice, et sert avec ses longues antennes à pincer les camarades5.

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