‹ Le folk-lore de France (volume 3)Chapitre 427 sur 506 · A. de Gubernatis. Mythologie des Plantes , t. 1, p · texte numérisé non relu

A. de Gubernatis. Mythologie des Plantes , t. 1, p

3. Ch. Beauquier, in Rev. des Trad. pop., t. III, p. 116 ; Nozot. Usages des Ardennes,p. 124; L.-F. Sauvé. Le F.-L. des Hautes-Vosges, p. 17 ; Ch. Beauquier. Les mois en Franche-Comté , p. 30; Léo Desaivre. Croyances , p. 17; B. Souché.

dimanche qui suil la Saint-Mathieu, il se fait à Beuvry, près Béthune (Pas-de-Calais) une procession dite : cl procession à naviaux, au retour de laquelle les membres de la Confrérie des Charitables mangeaient traditionnellement autrefois un plan de navets b

Quelques pratiques sont en relation avec le feu de la Saint-Jean: dans la Vienne, celui qui y jette la plus grosse pierre récoltera les plus gros navets ; les ménagères de Tourainei lancent des pierres dans ses cendres chaudes aux mêmes intentions. Dans quelques communes de ce pays, quand le feu était tombé, quelqu’un prenait de la braise dans une pelle, et eu jetait vers les quatre points cardinaux en disant: « Ceci est pour mon champ de tel endroit ! Cela pour le champ de tel autre endroit ! » 1 Au trefois dans le pays messin, le jour du Mardi Gras, à la fin du dîner, le plus jeune des garçons de la famille montait sur le toit et lançait dans la rue une omoplate, après avoir crié une sorte d'invocation dans laquelle étaient formulés des souhaits de bonne récolte :

Que les biés, les ourges. les avouènes et les vègnes Sint auss’ beun' granaïes Que m’ vente at beun’ soulé 2.

On a déjà vu qu’on essaie par divers procédés de les préserver des rongeurs ; en Normandie pour garantir sa récolte de la dent des souris pendant l'année, le laboureur doit prendre un épi dans chacun de ses champs, le jour de la Saint-Jean, et le suspendre dans ses greniers. Au XVIIe siècle, on touchait à certains jours avec un balai les légumes du jardin pour les préserver d’être gâtés par les fourmis, les sauterelles et autres insectes. En Périgord quand le blé est épié, pour empêcher les oiseaux de manger le grain, on mettait une rane de buisson dans un pot de terre et on l’enterrait au milieu de la pièce3.

Suivant une croyance très répandue autrefois, les récoltes peuvent être maléficiées par les sorcières : un poète du XVIe siècle disait en s’adressant à l'une d’elles :

Par toy les laboureurs lamentent Leurs bleds perduz. . . .

On savait du reste comment se faisaient ces pratiques coupables : Les sorciers en jettant leurs poudres disent en basque : Cecy pour les bleds, cecy pour les pommes, vous viendrez en tleur et non en grain...

Croyances , p. 18; E. Hublard. Les feux de Carême , p. XI, u. 3; L.-F. Sauvé,

1. E. Rolland. Flore pop., t. Il, p. 54; Léon Pineau, in lieu, des Trad. pop.. t. XIX. p. 477, 478.

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