À. DeMeux, in Rev. des Trüd. pop., t. VU, p
3. J. -B. Thiers. Traité dès sup., t. I, p. 375; À. Ceresole. Lég. des Alpes vaudoisës p. 340; Laufent Joubërt. Seconde partie des erreurs, 1580, p. 217.
4. À. GUitoü, in France médicale, 19 décembre 1904, p. 45Ô ; F. Dalead. Trad. de la Gironde, p. 43 ; Richard. Tràd. de Lorràlhe, p. 268 ; B. âdüché. Croyances, p . 19,
FRTCTIÔNS E'r CÔFïJtJRATIONS
la rebellé était compliquée : il fallait choisir treize pois de 1 année, en envelopper six dans un linge noir, six dans un linge blanc, el les porter treize jours sur sa poitrine en guise d’amulette, attendre un vendredi, et, à minuit, sans témoin, se rendre aii bord d’un puits, dire sept Pater , et, à la fin de chacun d’eux, jeter un pois dans le puits, de là se transporter près d’une taupinière, réciter six Ate maria , et, àpFès chaque Ave, faire un trou avec le petit doigt de la main gauche dâhsla taupinière et ÿ. enterrer un pois. Dans les Vosges, C’eSt dans le fdu qu'on jette autant de pois que l’on a de verrues, en ayant soin de se sauver à toutes jambes pour ne pas les entendre pétiller *.
En dehors des verrues on a relevé peu d’exemples de là güérlsoh à distance obtenue ait moyen de plantes. Dans la Brie champenoise, on mettait dans un baquet d’eau un certain nombre de grains d’a voirie rôtie et les points de côté s'y précipitaient à l’instant ; dans la Meüse, on place sur un verre d’eau autant de grains que l’ôrt ressent de douleurs, et l’on fait le signe de la croix chaque fois qu'il en descendra un au fond du verre ; autant de grains immergés autant de points disparus
La ressemblance assez lointaine du gfaih d avoine aVeC la vefrüe avait peut-être suggéré la pratique lorraine de les piquer avec un de ses grains. La friction d’une plante sür le mal est aussi efficace pour faire disparaître ces excroissances : Au XVIe siècle, on conseillait de frotter le porion du lait d’une fueille de pissenlit, il en sèche plus tost
En Basse-Bretagne, on arrache sur un Chemin des morts, c’est-à-dire sur un sentier de traverse sur lequel un convoi funèbre a passé, Sahs être vu de personne, un pied d’euphorbe réveil-matin ( Ëuphwbia helioscopa ) que l’on vient de découvrir- par hasard, On presse la plante et on laisse tomber sur chaque verrue Une goutte de son sUC làîtëüi l 2 3 4.
On a relevé plusieurs fois en Basse-Bretagne, l’emploi de la friction, accompagnée de formulettes et de diverses circonstances superstitieuses : pour guérir une fièvre pernicieuse ie conjurateur, né Un vendredi de Mars, et un jour impair, frotte avec un bouquet d absinthe toutes lës parties du corps du malade, sans en excepter aucüne, en récitant une conjuration ; l'opération terminée, il en récite Une àutfe sür üfi ton menaçant en enjoignant au mal de s en aller. Pour empêcher que la femme enceinte qui a eu une envie pendant sa grossesse ne la transmette à sa progéniture, le conjurateur qui doit être né au mois de mai,
1. Laisnel de la Salle. Cray. du Centre , t. I, p. 297-298; L.-F. Sauvé. Lê P.-l, des Hautes-Vosges, p. 245.
2. Ladoucette. Mélanges , p. 403 ; H. Labourasse. Vieux üs., etc. Üè la A lèxlsè, p. 151.
3. Richard. Tràd. de Lorraine, p, 268 \Les Évangiles des QüéMtilliêë, ÏI, il, glose*