‹ Le folk-lore de France (volume 3)Chapitre 497 sur 506 · RÉCITS COMIQUES · texte numérisé non relu

RÉCITS COMIQUES

aussi un champ de lin qu’ils croient être la mer; ceux de Bayonvillers se baignent dans un champ de trèfle.1 Des simples d'esprit, s’imaginant que leur récolte s’en va, essaient d’en empêcher l’exode : Un jour que les seigles étaient agités par le vent, et ressemblaient à une mer dont les vagues courent se briser sur le rivage, les gens croient qu’ils vont s'enfuir, et on cherche le moyen de les arrêter ; le conseil assemblé décide que les femmes feront une bouillie et la porteront devant les seigles afin de les coller et de les arrêter. Dans la Côte-d’Or, on raconte que les habitants de Saint-Jean-des-Bœufs, croyant aussi que leurs blés s’en allaient, firent sortir de l’église le petit saint Jean, et que les blés s’enfuyant de plus belle, ils firent sortir le grand qui, à peine dans les champs, fit rester le blé en place 2.

1 Aldus Ledieu. Blason pop. de la Picardie , t. I, p. 121.

2 C. Roussey. Contes de Bournois, p. 157-158 ; Clément-Janin. Sobriquets de la Côte d'Or ; Châtillon, p. 90.

TABLE ANALYTIQUE

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