Léo Desaivre. Mylh. locale, p
7. M*« Paul Sébillot, in Rev. des Irad. pop., t. V, p. 249 ; E. Rolland. Faune J>op., t. Il, p. 321.
Les oiseaux captifs 191
montait en chaire tenant l'oiseau enrubanné de couleur rose et le lâchait dans l'église ; l'oiseleur était exempt pendant un an de la dîme des olives, et il l'appelait « lou réi de la vaquéte ». Si la prise de l'oiseau avait été effectuée par les femmes, elles avaient le droit de bafouer les hommes ayant pris part à la chasse, qui se sauvaient à toutes jambes pour ne pas avoir le visage barbouillé de suie ou de boue !.
A Nantes on place une aiguille dans le nid des oiseaux pour préserver leurs oeufs de l'orage et les empêcher de devenir clairs ; à Paris il faut mettre un ruban rouge à l'un des barreaux de la cage pour garantir les petits nouvellement éclos de la maladie ou de la mort. On croit, dans le peuple, qu'il ne faut pas manquer de vendre les oiseaux si quelqu'un vient les marchander ; ce refus leur porte malheur et les fait mourir 2. A Nantes quand une personne meurt dans une maison où il \ a des oiseaux en cage, on s'empresse de les couvrir ; sans cela ils mourraient aussi. Aux environs de Liège, une vieille femme, à la mort de son mari, avait mis un ruban noir au cou de son merle ; celui-ci étant crevé quelque temps après avoir égaré ce ruban, elle attribua sa mort à cette perte3.
Les oiseaux en certaines circonstances deviennent, à ce qu'on assure, infanticides ; Dans la Gironde quand on met une nichée dans une cage pour la faire nourrir par le père ou la mère, il arrive souvent qu'au bout de quelques jours, les parents empoisonnent leurs petits pour qu'ils ne soient pas en captivité 4.