‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 28 sur 491 · J. Lecœur. Esquisses du Bocage normand, t. I, p · texte numérisé non relu

J. Lecœur. Esquisses du Bocage normand, t. I, p

5. Les Evangiles, V, 15 : C. de Mensignac. Sup. delà Gironde, p. 224.

6. Dr Bidault. Sup. médicales du Morvan, p. 85 : L.-F. Sauvé. Le F.-L, des Hautes-Vosges, p. 302; E. Rolland. Faune pop., t. I, p. 14.

terre ferme, on prétend qu'ils se hâtent de quitter la maison prête à s'écrouler ' .

Les cris des mammifères sauvages, qui sont rarement interprétés comme une sorte de langage, ont aussi un rôle augurai restreint: Dans la vallée d'Aoste le renard qui glapit près des maisons indique qu'une personne est sur le point de mourir dans le voisinage; en Wallonie la femme qui entend une souris crier, en augure que son mari la trompe2.

Quelques-uns des augures tirés de ces rencontres sont en relation avec le caractère attribué à l'animal : En Saintonge, une belette annonçait qu'avant peu l'on aurait affaire à une méchante femme ; pour rompre le charme, on s'empressait de pousser une pierre. La vue d'un renard était le signe de quelque imposture, celle d'un lièvre, d'une perfidie 3.

L'interprétation des songes où figurent les bêtes sauvages, est aussi la plupart du temps analogique : à Liège des rats ou des souris présagent des maladies, dans les Vosges, les rats pronostiquent la disette, la taupe, des dégâts faits par la pluie ou la grêle, le loup, un malheur prochain, comme au XVIIe siècle ; mais à l'époque de la Renaissance, on tirait parfois un augure favorable de ce carnassier :

Du loup qui ne demeure

En son bocage et cherche à voyager Aux maladifs il est bon à songer :

Il leur promet que bientost sans dommage Sains et guaris feront quelque voyage*.

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