Edgar Mac Culloch. Guernsey Folk-Lore. p
3. J.-J. Christillin. Dqns la Vallaise, p. 282 : B. Souche. Croyances, etc. p. 13: F. Daleau, p. 58 : J.-B. Andrews, in lier, des Trad. pop., t. !X. p. 257 : Paul Sébillot, t. II, p. 298.
4. Rer. des langues romanes, 1873, p. 569 ; L.-F. Sauvé. Lavarou koz, p. 1 13 ; Félix Chapiseau. Le Folk-Lore de la Beauce, t. 1, p. 288 ; Régis de la Colombière, p. 216.
5. A. Harou, in Rev. des Trad. pop., t. XVIII. p. 478 : A. Meyrac, p. 183 ; Rev. des Trad. pop., t. VI, p. 550.
6. Adam. Les patois lorrains, p. 384 ; Paul Sébillot. Trad. t. II, p. 279 ; Alfred Harou, in Rev. des Trad. pop., t. XVIII, p. 477.
Les insectes servent aussi à la prédiction du temps. Dans La Cùte d'( »r, on dit à la première apparition des fils de la Vierge :
Feulaure de coton, Feule pou qu'a faisse bon,
Fileuse de coton — File pour qu'il fasse beau.
Dans les Vosges lorsqu'il doit pleuvoir les abeilles se tiennent à la porte de leurs ruches, les libellules volent à la surface de l'eau, l'araignée tisse sa toile avec précipitation, les papillons voltigent près des fenêtres ; avant l'orage les puces piquent ou les mouches se servenl dès le matin de leur aiguillon. Lorsque le temps est au beau les bêtes à bon Dieu sautillent de Heur en fleur, l'araignée délaisse les coins sombres, les borgnes frétillent gaiment dans l'herbe; en Haute-Bretagne les hannetons volent sur la mer 1 .
Des formulettes usitées, presque sous la même forme eu Basse-Normandie el en Haute-Bretagne constatent la croyance d'après laquelle le papillon jaune est un signe de froid, et le papillon blanc de temps doux '.
Le rôle des insectes dans les songes est assez restreint: Au XVII'' siècle rêver que l'on prenait des mouches signifiait qu'on recevrait quelque injure ; dans la Côte-d'Or, rêver d'abeilles est signe de malheur. Dans les Côtes-du-Nord, rêver de puces annonce des disputes, dans les Vosges des disputes de femmes. En Haute-Bretagne, en Vendée, en Wallonie, dans les Vosges, la Gironde, des poux vus en songe sont un présage d'argent3.