‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 455 sur 491 · E. Rolland. Flore pop. t. IV, p · texte numérisé non relu

E. Rolland. Flore pop. t. IV, p

:il)2 LES PLANTES

fievfea qttartaiDea lace tant qu'il treuve le trefiieàquatre fueillcs, el s'en desjune par quatre jours, et pour vray. elles le laisseront. Pour garir fièvres continues il fault escripre les trois premiers mos de la paternoster sur une fueille de sauge nostrée,et icelle mengier par trois matinéez1. Un remède assez fréquemment employé en Basse-Bretagne contre les maux de dents consiste dans la mastication prolongée d'une plante amère et ornée de piquants, que le patient ne doit pas voir, afin de ne pouvoir la reconnaître plus lard , mais qui n'est autre que leryftr/ium maritimum ; le patient ne s'arrête que lorsque le sorcier a récité neuf fois une longue oraison en l'honneur de sainte Apolline -.

Un rencontre en Morvan un exemple intéressant de la guérison à dislance : quand un enfant a le croup, on remplit un chapeau avec des joncs, on fait une ronde et à latin de chaque ronde on crache dedans ;.

Les herbes qui croissent au bord des fontaines miraculeuses empruntent à cette circonstance des vertus spéciales. Dans le Maçonnais on mêle au breuvage formé par l'eau de la source sacrée des plantes recueillies dans son voisinage immédiat. Les pèlerins ramassent dans les joints des pierres delà Fontaine de Saint-Martin à Dettey, une plante, la Marchantia polymorpka, employée contre les hydropisies, el la font boire en infusion aux femmes en couches, pensant ainsi activer le dénouement4.

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