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LA DÉCOUVERTE DES NOYÉS

ligne quand le poisson mord; on dirait que quelque chose l’attire, puis il repart et fait souvent une lieue tout d'une traite. Enfin, il ne.bouge plus, le cierge a fini de brûler, c’est là!. Dans le département de l'Oise, on se sert d’une sébile ou d'un sabot, en Picardie d’une tinette?.

En 1886, un sorcier se rendit au bord de l'Indre, muni d’une assiette et de pain bénit du jour de Noël ; après avoir allumé sa bougie, bénite bien entendu, il lança son assiette en prononçant quelques paroles cabalistiques qui devaient conduire cette barque d’un nouveau genre. Le pain n’est pas associé aux pratiques suivantes : aux environs de Jumièges, le cierge est fixé sur une planche ou sur un morceau de liège *. En Basse-Bretagne, on prend une botte de paille ou une planche, on y assujélit une écuelle de bois qu’on remplit de son, et dans le son on plante une chandelle bénite allumée ÿ.

Ni le pain ni le cierge ne figuraient dans une coutume observée jadis en Picardie. À Saint-Germain d'Amiens, à Doullens et ailleurs, on empruntait la roue de la statue de sainte Catherine pour découvrir les noyés : on la jetait dans un cours d’eau et l’on supposait qu’elle s’arrêtait juste au-dessus du cadavre f. A Florenville, dans le Luxembourg belge, où existe aussi cette croyance, on lance une couronne à l'endroit où l'accident s’est produit. En Franche-Comté, il y a une quarantaine d'années, on mit une rose de Jéricho dans un verre qui fut promené sur la rivière; au moment où elle fut ouverte, elle s'arrêta, et à l'endroit même on repêcha le noyé®.

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