ADDITIONS ET CORRECTIONS
La première page de la feuille 17 a été par erreur numérotée 267, alors qu’elle aurait dû étre chiffrée 257, comme étant la suite immédiate de la page 256 qui termine la feuille 16.
Page 50. — Lire : Ritalongi et non Pitalongi.
Page 167, note 3. — Lire : Divallif, et non divallig.
Page 170. — Cette année les jeunes conscrits de Morlaix ont encore fêté le mercredi des Cendres, le sant Morlarjé ; c’est ce jour-là qu'on noie le saintdes- Gras ou sant-Allard, Dès le matin les organisateurs des fêtes s'occupent dé confectionner un bonhomme de paille ; ils louent un char, et précédés des binious et suivis des masques, ils font le tour de la ville. Puis dans l'après-midi, tous se rendent à la rivière, au lieu dit le Petit-Carhaiïx, et là, le bonhomme de paille est jeté à l’eau après avoir été imbibé de pétrole et incendié. Morlarjé est mort ! ! Les masques dansent alors une dernière ronde et précédés des binious qui jouent l'air bien connu, Mardi gras est mort, ils rentrert en ville. (4r Bobl. Journal breton de Carhaix, mars 1905.)
Page 193. — Voici une anecdote qu'on raconte pour détourner les gens de souiller l’eau des fontaines : Une femme étant venue laver son linge à la fontaine de N.-D. de Bon Secours, dans le Morbihan, la Vierge pour la punir de cette profanation, la retint clouée sur la pierre où elle était agenouillée. (Yves SÉBILLOT, in Rev. des Trad. pop., t. XIX, p. 392).
Page 230. — D'après le passage qui suit, l’eau d’une fontaine serait douée de la même puissance que l'huile pour calmer les vagues: D'autres fois avant de guetter les malheureux voués au péril de la mer, il allait à une fontaine de saint Kireck, et il en rapportait l’eau de vertu jusqu’en la baie déjà tourmentée, comme les femmes des marins répan'ent l'huile sur les flots pour les apaiser. (N. QuELLIEN. Contes el nouvelles du puys de Tréguier, p. 88).
Page 243. — Une tradition du Morbiban se rapporte aux pratiques signalées par Le Jean et par Cambry: Sous le maître-autel de la chapelle de Saint Maudé en la Croix Helléan, existait autrefois une fontaine dans laquelle les paysans de la contrée allaient plonger leurs enfants nouveaux-nés, en répétant sept fois ces mots : « A la vie ! à la mort ! ». Il a fallu pour mettre fin à cette coutume barbare combler la fontaine. (D° Fouquet, Légendes du Morbihan,p. 62-63).
Page 276. — L'immersion a aussi, quoique plus rarement, été employée pour guérir les adultes. Autrefois on plongeait à l’aide de cordes, les aliénés dans la fontaine de « messire saint Menoux » à Mailly près de Bourbon l’Archambault (Allier) dont l’eau miraculeuse passe pour guérir toutes sortes d'éruptions ; mais ce traitement hydrothérapique n’est plus en usage depuis longtemps. (Henri Meige, in France Médicale, 25 novembre 1904).
Page 290. — Dans la commune de Sauclières, à deux kilomètres environ du village de Valjulhe, est une source dite la fontaine du Roc de la lune, à cause de son intermittence, qui suit, selon les croyances, les progressions croissantes ou décroissantes des phases de ce satellite, dont les eaux ont la propriété de guérir les troupeaux de trois sortes de maladies, pourvu que l'on fasse boire aux bêtes malades de l’eau de cette fontaine puisée dans un vase de terre, en marchant à reculons et en ayant soin de jefer ensuite derrièré soi, par dessus l'épaule, contre le rocher d’où coule la source, le vase d'argile qui doit aller s'y briser, Cette croyance est si répandue dans le pays, et même assez au loin, que l'on ramasserait au pied du rocher des tombereaux de tessons ; il est encore nécessaire de déposer une pièce de monnaie sur le rocher à côté de la fontaine et de conduire ensuite, en le faisant courir, le troupeau sur une commune voisine ou sur le champ d'un voisin, si la commune est trop éloignée, et de lui faire faire un nombre déterminé de tours, afin d'y laisser la maladie dont il est infesté.
(Valadier in Congrès archéologique, 1861, p. 38).
BaAuUGÉ (M.-et-L.).— Imp. DANGIN
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