‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 211 sur 281 · LES PÊCHEURS EN EAU DOUCE · texte numérisé non relu

LES PÊCHEURS EN EAU DOUCE

Ces pêcheurs sont probablement plus nombreux que ceux de la mer, surtout si Ton y comprend les personnes qui, par délassement, se livrent à cet exer* cice. Mais, sauf sur le bord des grandes rivières ou des lacs qui sont comme de petites mers> ils ne forment pas des a^g^lo** mérations assez considérables pour avoir des mœurs bien différentes de celles des populations voisines . Dans les pays d*£u^ rope, les humoristes et les dessinateurs se sont égayés aux dépens des pêcheurs à la ligne, mais personne n'a songé, si ce n'est comme par hasard, à recueillir leur folk-lore.

Ces pêcheurs croient que certains actes accomplis à la maison peuvent exprcer une influence, bonne ou mauvaise ; en Berry

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laver la poêle d'avance, porte malheur au pêcheur et lui fait manquer sa pêche (1).

En Haute-Bretagne, si l'on veut prendre beaucoup de poisson, il faut étouffer des petits chats aussitôt qu'ils sont nés, les renfermer dans un pot, les hacher et se frotter ensuite avec quand on part pour la pêche. Le poisson accourt aussitôt (2).

L'usage des amulettes a été constaté plusieurs fois. Au moyen âge, pour être heureux à la pêche, on portait sur soi le Sanctus écrit sur du parchemin vierge, et les Conciles signalaient parmi les superstitions, celle qui consistait à dire lao Sabaoth pour prendre une grande quantité de poisson (3). Il n'y a pas longtemps que, d'après Nilson, un paysan de Vermland attachait des haches de pierre en guise de poids à ses filets ; il disait qu'il avait remarqué que

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