‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 26 sur 281 · A. BosQiTET, La Normandie romanesque · texte numérisé non relu

A. BosQiTET, La Normandie romanesque

p. 177, d'à. Shoberl. Excursions in Normandy, t. I. p. 154.

leurs cheveux dans le bénitier d'un petit oratoire entre Saint-Jean-du-Doigt et Plougasnou (Finistère), en priant saint Yves de leur donner un beau mari (1).

Il est rare que les pêcheuses se marient ' avec des laboureurs, que les gens de mer appellent dédaigneusement en Haute-Bretagne des « plauds >> ou des « gas de métairie », en Normandie des t berquers » ou bergers. Les pécheurs bretons n'épousent en général que des pêcheuses : outre qu'ils ont un certain mépris pour les terriens, les * pêcheuses seules peuvent les aider dans leurs travaux ; ce sont elles qui vont prendre la « boitte » ou qui vendent le poisson pris par les hommes. lien était de même dans nombre de villages écossais où la pêche est la principale industrie (2).

Les pêcheurs de l'Ile Tudy qui ne s'alliaient qu'entre eux méprisaient les autres hommes et l'on disait d'eux en proverbe :

1, Revue des Trad. pop. t, xiv, p. 349.

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