CHAPITRE III
§ I. — Amulettes et chance.
LES pêcheurs de la Comouaille anglaise conservent dans leur maison, comme un charme, des morceaux d'une plante marine qu'ils appellent l'Arbre à la dame (1). Sur la côte de Trég-uier, on voit, suspendu au mur près de la statue de la Vierge et du rameau de laurier ou de buis, une sorte de goëmon, souvent sec et noir, qui a la consistance et la dureté de bois de fer. Il a une sorte de fruit marron à bord noir, de forme plate et ronde, gros à peu près comme une pièce de cinq francs.
Cette plante marine n'est pas indigène, mais elle est très connue en Basse-Bretagne, où on la nomme Arbre de sainte