Bassett, p
LES SACRIFICBS 119
à regard de Téglise catholique que de Téglise protestante (1).
A Amboine, c'est aux âmes des ancêtres qu'on rapporte le succès de la pêche. Au retour des expéditions, le iamassi, c'està-dire le chef des pêcheurs, choisit le meilleur poisson qu'il entoure de riz, de sagou et de tabac, et en fait une offrande aux mânes des aïeux; il les remercie de la protection et de la prospérité qu'ils leur ont accordées, et invoque pour l'avenir leur secours avec celui des dieux et des esprits (2).
On verra plus loin que le premier poisson pris était parfois l'objet d'observances dont certains avaientun caractère religieux.
Dans nombre de pays,les pêcheurs étaient et sont encore persuadés que des divinités spéciales gouvernent les poissons, et qu'elles peuvent les amener en grande abondance aux lieux où pèchent ceux qu'elles veulent favoriser, ou les en éloigner pour punir les habitants des côtes d'avoir négligé leur