F. S. Bassett, p. 414 et
COUTUMES DIVKKSES 131
à qui atteindrait le premier les lieux de pêche, mettrait ses lig^nes et les retirerait, car on pense que celui qui le premier en ce jour « tirerait du sang^ » aurait pendant l'année une part plus qu'ordinaire de la chance du village. Si le temps ne permet pas de sortir en bateau, ceux qui ont des fusils se rendent sur la grève, bien avant l'aurore, pour tâcher de tuer ou blesser la première créature vivante qu'ils rencontreront, afin de répandre le sang et de se procurer la chance par cet acte (1). Ce même jour, les pêcheurs de l'île dé Man, chassent le corbeau, pour en trouver un, qui, d'après la tradition, fut une sirène qui trompa les pêcheurs par ses artifices (2).
Les pêcheurs, ainsi que les autres corps de métiers , étaient soumis à des droits féodaux, parmi lesquels figuraient le saut à la mer et la quintaine.
Dans un grand nombre de localités de la Bretagne, les pêcheurs étaient tenus sous forme d'hommage rendu au roi , à une