‹ Le fond de la société sous la CommuneChapitre 55 sur 117 · femmes · texte numérisé non relu

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Extraits des proclamations de Delescluze : «... Le prix qui vous est assuré (gardes nationaux), c'est T affranchissement de la France et du monde, la sécurité de votre foyer et la vie de vos femmes et de vos enfants. Le monde qui vous contemple

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s'apprête à célébrer votre triomphe, qui sera le salut pour tous les peuples... Vous combattez pour l'égalité sociale. »

De la délégation à l'enseignement : «... Bientôt l'enseignement religieux aura disparu des écoles de Paris...

«Les instituteurs et institutrices devront faire disparaître ces objets (les crucifix), dont la présence offense la liberté des consciences. »

« Des deux côtés on déployait une grande activité. Les Versait-lais, à qui les Prussiens avaient appris la guerre y multipliaient les travaux de siège ; leur corps de génie hérissait leurs lignes de positions inabordables et de retranchements. Entre autres travaux, il élevait, à Tabri du Mont-Valérien , cette formidable redoute de Montretout, bordée d'un triple rang de pièces de gros calibre, et dont les 80 bouches de bronze allaient bientôt foudroyer Paris , Auteuil, la Muette et le Point-du-Jour , et rendre de ce côté la position intenable.

«Déjà sous le feu convergent des batteries de Courbevoie, du Rond-Point, de Puteaux et du Mont-Valérien, la poterne de la porte Maillot était tombéefracassée par deux cents obus, et les quartiers environnants étaient effroyablement bombardés. Ce n'est pas tout : Paris assiégé ne pouvait augmenter ses ressources, et les Versaillais recevaient journellement des renforts en hommes , en canons et en pièces de siège de toute espèce. Des camps de formation étaient établis à Cherbourg, à Cambrai , à Auxerre, et l'on versait dans un corps de l'armée active les soldats prisonniers arrivant d'Allemagne; ces nouvelles troupes étaient immédiatement dirigées sur Versailles, qui disposa bientôt d'une armée de 150,000 hommes BIEN NOURRIS , bien commandés , surexcités à la fois par les calomnies et par les promesses , et qui croyaient effacer la honte de leurs défaites en massacrant les ouvriers de Paris, n (Extrait de la Troisième défaite du prolétariat , p. 215.)

Le ton de ce passage indique suffisamment l'amertume et la profondeur des haines que le rétablissement de l'unité française a laissées au cœur des partisans du morcellement administratif et territorial de la France. Ce qu'il y a de plus fort dans ces accusations violentes, c'est peut-être l'épithète de bien nourris appliquée à ces malheureux soldats qui arrivaient d'Allemagne dans un état d'épuisement et de faiblesse sur lequel avait spé-

culë la Commune pour eu avoir facilement bon marché. Tandis que les fédérés mouraient de soif et de faim , les Versaillais , à en jug[er par la vigueur de Tattaque et par la persévérance de, leurs efforts , étaient des gens bien nourris. Encore une déception pour la Commune ! Encore une inégalité de plus pour les fédérés ! Que vouliez-vous qu'ils fissent contre des hommes — non point alcoolisés comme eux , — mais bien nourris et sortant de captivité, c'est-à-dire des molles délices de la Poméranie ! . . .

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