ÉLÉGIE À LA MÉMOIRE D’UNE INFORTUNÉE
Et c’est bien naturel,
Sur le chant maternel, Gazouille tes liesses En mille gentillesses ; Changeant, tête à l'évent De joujoux bien souvent; Assez capricieuse, Quelquefois fort heureuse, En quête du nouveau Sautant comme un oiseau Saute sur la charmille ; Puis soudain pauvre fille Lasse, en catatnini Retournant dans ton nid :
Telle est ta destinée En ta première année ; C’est un sort, entre nous,
A faire des jaloux ;
Mais le temps qui s’avance De ta jeune existence,
En changeant les désirs, Changera les plaisirs ;
Et bientôt dans ta fille Et naïve et gentille,
Tu verras ton portrait Tel qu’en ce jour il est !