LA TAMISE
Et libre aussi do l’imaginative
Qui tout en noir teint notre perspective ;
O temps heureux où tout so voit en beau,
Où tout est charme, où tout charme est nouveau, Oh 1 que je pleure, heureux temps do l’enfance De n’avoir plus de toi — que souvenance !
Tantôt jeter d’un coup d'œil vif et sûr La balle en l’air que l’on rattrape au mur ; Tantôt guider le vaisseau miniature Le long du cours d’une rigole impure ;
Et puis chasser avec plaisir nouveau Dans la poussière un tournoyant cerceau,
O doux plaisir 1 ô plantureuse joie !
A vos douceurs j’étais jadis en proie !
Que je regrette, ô triste souvenir 1 Ce temps passé qui ne peut revenir !